Plus de 200 logements « sociaux et abordables », dont 32 habitations réservées aux mères monoparentales, seront construits dans un immeuble de 415 unités aménagé à deux pas du pont Jacques-Cartier à Montréal.« C’est un projet pour les familles et les mères seules, des personnes qui cherchent leur place dans notre ville » a fait valoir lundi la ministre de l’Habitation, Karine Boivin Roy. Cette initiative de 81,4 millions de dollars sera implantée dans l’arrondissement Ville-Marie, un des épicentres de la crise du logement et de l’itinérance dans la métropole.La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, estime de son côté que le projet montre « la capacité du milieu privé à travailler avec des partenaires communautaires ».Mené par l’organisme à but non lucratif (OBNL) Interloge et par le promoteur privé Prével, il sera livré dans un délai de 18 à 24 mois, a indiqué lundi la ministre Boivin Roy. Québec paiera 40,4 millions de dollars, tandis que la Ville de Montréal déboursera 14,7 millions, via un fonds de la Communauté métropolitaine de Montréal.Plus de la moitié des logements de cet immeuble — l’îlot 4 de l’Esplanade Cartier — seront de type social ou abordable, ce qui en fait un des projets les plus inclusifs du moment à Montréal, ont souligné les promoteurs.Abordables à long termeLes loyers abordables, fixés à 845 $ pour un studio et à 1099 $ pour une unité de deux chambres à coucher, seront indexés chaque année selon les critères du Tribunal administratif du logement, a expliqué Louis-Philippe Myre, directeur général d’Interloge.« Cela veut dire qu’au fil du temps, les loyers continueront de rester abordables », a assuré le représentant d’Interloge, cet OBNL qui a pour mission de loger des ménages à modestes revenus. Les loyers des 907 logements déjà gérés par Interloge à Montréal sont 50 % moins chers que le prix du marché, a d’ailleurs fait remarquer Louis-Philippe Myre.Au moins 32 logements du projet seront destinés à des mères monoparentales, dans le cadre d’une collaboration avec l’organisme Mères avec pouvoir. « On a trois piliers : un logement abordable, l’accompagnement par des intervenantes et une place en CPE », a indiqué Valérie Larouche, présidente-directrice générale de l’organisme.