Face aux tensions référendaires en Alberta, Pierre Poilievre exhorte les Canadiens à cesser de diaboliser ceux qui réclament un référendum contraignant sur la sécession. Pour le chef conservateur, il faut plutôt les écouter et reconnaître leurs frustrations.« Si nous voulons que des Albertains frustrés votent pour le Canada, la pire chose que nous puissions faire est de rejeter leurs griefs légitimes et de laisser entendre qu’il n’y a aucun espoir de les régler », a-t-il déclaré à Calgary, lundi.Le chef de l’opposition officielle, dont la circonscription est désormais en Alberta, tenait un discours dans le cadre du lancement d’une campagne pour l’unité canadienne. Il y a critiqué vivement l’ancien gouvernement de Justin Trudeau, l’accusant d’avoir alimenté le sentiment indépendantiste par ses ingérences dans les compétences provinciales. Il a notamment pointé du doigt la taxe carbone industrielle, les restrictions sur les armes à feu et le blocage de projets énergétiques.« Ceux qui sont à l’origine des problèmes que connaît le Canada aujourd’hui nous diront de faire comme si ces problèmes n’existaient pas et dénonceront comme antipatriotique quiconque en parle honnêtement », a lâché M. Poilievre.Le 19 octobre, les électeurs albertains seront appelés à se prononcer sur une question pouvant mener à un processus juridique ouvrant la voie à un référendum contraignant sur la sécession.