Publié le 08/06/2026 21:26

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Julia et Roland Seitre, deux retraités présents sur le MV Hondius, navire où s'est déclaré le foyer d'hantavirus, sont confinés dans leur chambre de l'hôpital Bichat. Ils nous racontent leur quotidien à l'isolement et espèrent pouvoir être renvoyés chez eux le plus vite possible.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Ils filment pour nous leur quotidien qui depuis trente jours se résume à une chambre d'hôpital. Isolement total, strict suivi médical. Pour la première fois, Julia et Roland Seitre se confient depuis leurs 25 m2 à l'hôpital Bichat. "C'est plus grand que la cabine du bateau. Et ça bouge moins", plaisantent-ils. Ce couple de Français était présent sur le MV Hondius où l'hantavirus s'est déclaré, causant la mort de trois passagers. Eux ne sont pas malades mais doivent respecter une quarantaine drastique. "On a une vue sur l'extérieur, mais on n'a pas d'accès à l'extérieur. C'est quand même contraignant, on va dire. C'est assez carcéral", estime Roland Seitre. "Les premiers jours, les normes ont été extrêmement strictes puisque nous n'avions pas d'accès de salle de bains. On avait une chaise avec un seau pour nos besoins et un gant de toilette à humecter pour notre toilette. On a droit à une heure de sortie par jour pour aller se promener dans la cour de l'hôpital", souligne Julia Seitre.L'essentiel de leur activité, les examens médicaux. "Deux tests aujourd'hui par jour pour nos constantes habituelles, c'est-à-dire la température, les poumons, la pression artérielle, le rythme cardiaque, la respiration. Deux fois par semaine on a des prises de sang", précise Roland Seitre.Il faut être sûr que les retraités n'ont pas contracté le virus. Leur sortie de l'hôpital n'est prévue que le 21 juin, une décision du gouvernement pour ne prendre aucun risque. Mais le couple s'impatiente et nous annonce saisir ce lundi 8 juin le juge des libertés. "On espère tout simplement d'être renvoyé chez nous pour finir le confinement dans notre maison tranquillement, tout simplement. Comme ce qui avait été prévu au départ et ce qui a été mis en place dans tous les pays d'Europe", indique Roland Seitre.Voilà deux mois que le virus a bouleversé leur vie. Demain, Roland Cetre fêtera même ses 68 ans dans cette chambre d'infortune.