Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Banques / Finance / Assurance Banques / Finance / Assurance Banques / Finance / Assurance En dix ans, le nombre d’entreprises françaises détenues en tout ou partie par des fondations est passé de 3 à 38. Parmi elles : Pierre Fabre, le groupe de BTP Fayat ou encore les sirops Monin. Leur essor reste freiné par les règles sur les successions. Article réservé aux abonnés Même décor, toute autre ambiance. Dix ans après une première conférence à Bercy, au ministère de l’économie, les défenseurs des fondations actionnaires s’y retrouvent mardi 9 juin pour une nouvelle rencontre, ouverte par le ministre Roland Lescure. Même salle, donc. Mais le climat, lui, a radicalement changé. En 2016, les entreprises françaises détenues en tout ou partie par des fondations formaient un cercle extrêmement fermé : il ne comptait que… trois membres ! Aujourd’hui, 38 sociétés appartiennent au club. Une dizaine d’autres se préparent à l’intégrer. Un décollage frappant, même s’il reste freiné par plusieurs obstacles. « Ce système demeure assez méconnu, mais au moins, je ne sens plus d’hostilité, se réjouit Virginie Seghers, fondatrice du cabinet de conseil Prophil et indéfectible avocate des fondations actionnaires. Dans les faits, le modèle se développe, même s’il bouscule par sa radicalité et n’est pas fait pour tous. A ce rythme, la France pourrait compter 500 fondations actionnaires dans dix ans. » Témoin, le Palais des thés. Un des derniers venus au sein du club. François-Xavier Delmas, le fondateur, né en 1962, réfléchissait depuis quelques années à la façon d’organiser la transmission de la société, qui emploie 530 personnes. Vendre à un concurrent ou à des financiers ? « J’ai jeté à la poubelle toutes les offres que j’ai reçues, sourit-il. Je gagne bien ma vie et je suis amoureux de mon travail. Le chèque, j’en ferais quoi ? Si c’est pour m’ennuyer et voir l’entreprise abîmée par le repreneur… » Il vous reste 75.43% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Les fondations actionnaires en plein décollage
En dix ans, le nombre d’entreprises françaises détenues en tout ou partie par des fondations est passé de 3 à 38. Parmi elles : Pierre Fabre, le groupe de BTP Fayat ou encore les sirops Monin. Leur essor reste freiné par les règles sur les successions.














