L'Iran prépare son Mondial sous escorte à Tijuana

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La guerre ne s'arrête pas aux portes du stade. Alors que le coup d'envoi de la Coupe du monde de football 2026 doit être donné ce jeudi 11 juin, les tensions entre les États-Unis et l'Iran, toujours enlisés dans une guerre au Moyen-Orient, font quelque peu de l'ombre à la joie de ce rendez-vous sportif mondial.

Les joueurs iraniens, qui ont gagné leur ticket pour le Mondial sur le terrain il y a plus d'un an, bien avant le début de la guerre, sont arrivés dimanche au Mexique. Un changement de programme pour l'équipe iranienne, dont le camp de base devait à l'origine être situé en Arizona, aux États-Unis, mais qui a finalement été déplacé à Tijuana, au Mexique.

Mais leur accueil n'a pas été particulièrement chaleureux chez leurs hôtes mexicains : pas de foule en délire pour les joueurs iraniens, qui sont descendus de l'avion en blazer bleu et t-shirt blanc, et accueillis par une équipe de militaires et leurs chiens. La délégation iranienne elle-même a été largement épurée par rapport à ce qui est coutume pour un tel événement : une quinzaine de membres n'ont pas été acceptés, notamment des dirigeants de la fédération et des responsables médiatiques. L'attaquant Sardar Azmoun a lui-même été écarté de l'équipe après des publications sur les réseaux sociaux qui n'ont pas plu au régime iranien.