Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Bande de Gaza Bande de Gaza Bande de Gaza Hussam Abu Safiya, chef de l’hôpital Kamal-Adwan, dans le nord de Gaza, est emprisonné en Israël sous le régime des « combattants illégaux ». Il n’a pas eu de procès. Privé de soins, selon son avocat, le pédiatre paierait le prix de ses prises de parole sur la destruction par Israël du système de santé gazaoui. Article réservé aux abonnés Quand son nouvel avocat a enfin pu lui rendre visite en prison, en septembre 2025, Hussam Abu Safiya est apparu le visage éclairé d’un rare sourire. Pour la première fois depuis neuf mois, il était autorisé à changer de vêtements. Depuis, Nasser Odeh n’a vu son client que deux fois. La dernière remonte au 12 mai. « Sur les dix demandes de visite que j’ai déposées ces six derniers mois, huit ont été annulées alors que je me trouvais déjà devant la prison, et sans explication », témoigne l’avocat basé à Jérusalem et spécialisé dans les droits humains, joint au téléphone par Le Monde, comme l’ensemble des témoins cités. Près d’un an et demi s’est écoulé depuis l’enlèvement du docteur Abu Safiya, le 27 décembre 2024 – nié par l’armée israélienne pendant quarante jours –, immortalisé par une photographie devenue emblématique de la guerre à Gaza. On y voit le directeur de l’hôpital Kamal-Adwan, le plus grand du nord de l’enclave, marcher seul, en blouse blanche, vers un char israélien, au milieu d’une rue pulvérisée. Plus de cinq cents jours plus tard, le pédiatre âgé de 52 ans croupit en prison sans connaître les accusations portées contre lui. Il vous reste 87.1% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.