Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Pixels Pixels Nintendo Nintendo Nintendo Alors que l’entreprise a eu connaissance dès 2018 d’un défaut de ses manettes, elle a attendu 2020 avant de communiquer à ce sujet et 2023 avant de proposer officiellement une solution. Une « pratique commerciale trompeuse », selon la DGCCRF. Article réservé aux abonnés C’est une somme record en France, dépassée seulement, par son importance, par celle dont a dû s’acquitter Shein en 2025 : la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a annoncé, lundi 8 juin, prononcer une amende de 35 millions d’euros à l’encontre de Nintendo of Europe, la branche européenne du géant japonais du jeu vidéo, laquelle l’a acceptée. Le service national des enquêtes de la DGCCRF a ainsi considéré que Nintendo n’avait pas « informé les consommateurs de manière loyale sur les dysfonctionnements rencontrés par certaines manettes » de sa console Switch, sortie en 2017. Selon la DGCCRF, le constructeur japonais a eu connaissance de ce défaut dès 2018, mais n’a commencé à communiquer à son sujet que deux ans plus tard, après une plainte de l’UFC-Que Choisir pour obsolescence programmée. La société a également attendu 2023 et une « action coordonnée au niveau européen » pour finalement proposer gratuitement la réparation des manettes concernées. Entre-temps, le silence total ou partiel de l’entreprise a « contribué à dissuader les consommateurs de se tourner vers le service après-vente de Nintendo et a conduit certains d’entre eux à racheter de nouvelles manettes » : une pratique commerciale trompeuse, d’après la DGCCRF. Contacté, Nintendo n’avait pas donné suite aux sollicitations du Monde au moment de la publication de cet article. Il vous reste 52.31% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.