Le procureur de Chartres, Frédéric Chevallier, à Champhol (Eure-et-Loir), le 27 juin 2025. JEAN-FRANCOIS MONIER/AFP

« La colère est souvent mauvaise conseillère. » Frédéric Chevallier, procureur de la République de Chartres et président de la conférence nationale des procureurs de la République, a regretté lundi 8 juin sur RMC que les magistrats du parquet soient « jetés en pâture » à la suite de l’affaire Lyhanna.

Alors que le ministre de la justice, Gérald Darmanin, reçoit lundi matin à la chancellerie les procureurs généraux – représentants du ministère public au sein des 36 cours d’appel de France – pour une « réunion de travail », le procureur de Chartres a appelé à laisser du temps à l’enquête : « Je veux comprendre ce qu’il s’est passé, je n’en sais rien », a-t-il lancé. « On n’a pas quinze jours devant nous, pour que l’enquête administrative se fasse ? Peut-on prendre le temps de la compréhension de tout ça ? », a-t-il plaidé.

« Il y a beaucoup d’émotion dans cette affaire, et, cette émotion, l’ensemble des procureurs, des magistrats des parquets, des magistrats en général, la partagent (…). Quand on est en responsabilité il faut pouvoir garder la tête froide », a-t-il ajouté.