Avec la première mondiale de la nouvelle d’Alexandra « Spicey » Landé, fondatrice et directrice de la compagnie Ebnflōh, 2par2, on rit, on réfléchit et on s’extasie. Elle a été présentée samedi soir à l’Espace Go dans le cadre du Festival TransAmériques (FTA).Wow. Les mots manquent à la sortie de 2par2, assurément mon coup de cœur du FTA, voire de l’année.Lumières encore allumées, public qui discute encore, quelques interprètes de 2par2 sont déjà sur scène. D’autres s’ajoutent, puis subtilement et naturellement, les dix interprètes sont attirés par leur complice de scène. Le jeu de la vie, et des relations humaines, commence alors.Dans un ralenti délectable, les danseurs se rapprochent, deviennent peu à peu une fresque de multiples émotions. Des pleurs à l’éclat de rire, en passant par le doute et l’énervement. Les grimaces sont au rendez-vous et nous transmettent tous les ressentis que l’on peut vivre de nos liens humains.
Puis plus rien. Le groupe, statistique, fixe le public jusqu’à tomber dans la folie à l’apparition de nouveaux costumes sur scène. C’est d’ailleurs un des éléments importants de la pièce : le rire. En effet, les éléments humoristiques, placés ici et là, et fonctionnent à chaque coup. Qu’il s’agisse d’un moment d’extase incontrôlé, d’un monologue absurde au mauvais moment, ou de deux complices qui s’encouragent sans cesse, de manière caricaturale, on s’amuse en regardant 2par2. Rire, et le partager dans une salle fait tellement du bien ! Il reste pourtant encore trop rare sur nos scènes de danse.Mais attention, 2par2 n’est pas pour autant une pièce humoristique. D’autres moments plongent l’audience dans le questionnement, ou ses ressentis. Les danseurs, dont l’interprétation est impeccable quel que soit les intentions d’interprétation, transmettent par leur corps, en toute authenticité des émotions plus vulnérables et sensibles. Notamment à travers des regards puissants, leur sensibilité transparait à plusieurs reprises dans la pièce.













