"Le ministère des Affaires étrangères ouvrira un espace et une plateforme pour les artistes iraniens en exil", annonce le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot
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"[Marjane Satrapi était] une immense artiste qui aura donné la parole au peuple iranien qui a traversé tant d'épreuves." Invité du Grand jury RTL - Le Figaro - Public Sénat - M6 ce dimanche 7 juin, Jean-Noël Barrot a annoncé qu'un hommage sera rendu à l'artiste franco-iranienne, morte le 4 juin à Paris. Cet hommage prendra la forme d'"une plateforme pour les artistes iraniens en exil", a indiqué le ministre des Affaires étrangères sans en préciser les contours.
"À travers [Marjane Satrapi], [nous voulons] rendre hommage à ces artistes courageux – cinéastes, écrivains – qui sont les témoins de cette immense culture à laquelle nous voulons donner toutes les lettres de noblesse qui lui reviennent", a dit Jean-Noël Barrot, dimanche 7 juin, sur RTL. La France accueille un grand nombre d'entre eux, comme la réalisatrice Sepideh Farsi, le photographe Hossein Rajabian, la romancière Sorour Kasmaï, l'actrice Mina Kavani ou encore l'artiste Yosra Mojtahedi.
Réforme de l'ONUSoutien d'Emmanuel Macron en 2017, Marjane Satrapi, qui a gagné en renommée internationale grâce à son œuvre Persepolis (2000), était devenue critique du pouvoir français, notamment pour son soutien jugé trop timide aux mouvements de contestation du peuple iranien. Le chef de la diplomatie se défend de tout laxisme vis-à-vis du régime des mollahs : "L'année dernière, nous avons pris des sanctions très lourdes à l'encontre du régime iranien. (...) Après les violences d'État [du début d'année 2026] qui se sont abattues aveuglément sur les manifestants, (...) nous avons pris à nouveau des sanctions extrêmement lourdes : l'inscription des Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes".











