Marjane Satrapi, à Paris, le 1ᵉʳ novembre 2022. JOEL SAGET/AFP
Marjane Satrapi était « une immense artiste qui avait transformé une enfance iranienne en fable universelle » a salué Emmanuel Macron, jeudi 4 mai, peu de temps après l’annonce de sa mort à Paris, à l’âge de 56 ans. Le président de la République a mis en avant dans un communiqué l’œuvre la plus célèbre de l’artiste franco-iranienne, la saga autobiographique Persepolis (L’Association, 2007), « un immense succès populaire ». « Avec son œil d’enfant, son ironie, sa tendresse, ses démons intérieurs, l’auteure créa un monde bouleversant dans lequel s’identifièrent les lecteurs », a souligné le chef de l’Etat.
« Marjane Satrapi morte de tristesse un peu plus d’un an après le décès de Mattias Ripa, son mari et l’amour de sa vie », ont annoncé ses proches dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse. Producteur, acteur et scénariste, Mattias Ripa est mort le 8 avril 2025.
Arrivée en France en 1994, naturalisée en 2006, Marjane Satrapi avait connu la consécration avec sa bande dessinée Persepolis, dans laquelle elle racontait son enfance en Iran sous le joug des mollahs, la répression subie par le peuple iranien et son douloureux départ vers l’Europe. D’un trait simple, servi par des planches en noir et blanc, Marjane Satrapi avait dépeint la grande complexité de la société iranienne et le choc intime et politique provoqué par l’arrivée au pouvoir de l’ayatollah Khomeini en 1979.











