Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Lucien Lung/Riva Press pour « LE MONDE » International International International États-Unis États-Unis États-Unis Par Marie-Béatrice Baudet Publié hier à 05h00, modifié à 11h30 Article réservé aux abonnés RécitUn vieux wagon amiénois, restauré pour l’occasion, va faire revivre l’épopée du Train de la reconnaissance, qui, chargé de cadeaux, embarqua au Havre, le 14 janvier 1949, pour New York. Le récit d’une chaîne de solidarité autant picarde que transatlantique. Ça y est, il est fin prêt. Son vieux châssis de 1961 a été décapé, brossé, repeint, et ses bâches en toile imprimée ont été accrochées sans difficulté. Encadré à l’avant et à l’arrière par deux locomotives diesel BB 67000 afin d’éviter tout déraillement, ce wagon pas comme les autres a quitté, jeudi 4 juin, le dépôt SNCF de Longueau, dans la Somme, et parcouru les quelques kilomètres le séparant de la gare d’Amiens pour sa première sortie officielle. Positionné sur la voie 17, il se trouve tout à côté de la halle Freyssinet, où s’ouvre, le 6 juin, la 30ᵉ édition des Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens. Il en est l’une des stars. La date de ce baptême public n’a pas été choisie au hasard, quatre-vingt-deux ans après le débarquement allié en Normandie. Sur la sanglante Omaha Beach, des centaines de jeunes soldats américains avaient péri en ce jour le plus long. Ne rien oublier de ce sacrifice, témoin des liens entre la France et les Etats-Unis, privilégier cette solidarité entre les deux peuples plutôt que ressasser les flèches toxiques aujourd’hui décochées par la Maison Blanche, voilà la mission de ce surprenant wagon transformé en musée. Consacré aux épisodes-clés de notre histoire commune, il évoque, bien sûr, l’appui décisif du royaume de France aux insurgés américains après leur déclaration d’indépendance, le 4 juillet 1776 – dont on célèbre cette année le 250e anniversaire –, autant que les deux guerres mondiales. Mais si ce guide mémoriel a été placé sur des rails, c’est surtout pour faire revivre l’épopée du Train de la reconnaissance, un convoi français chargé de cadeaux et embarqué le 14 janvier 1949 au Havre (Seine-Maritime) sur un navire appelé le Magellan. Parvenu à New York dix-neuf jours plus tard, ce Gratitude Train, comme l’appellent encore les Américains, fut accueilli par les hourras de milliers de badauds. Le wagon amiénois va rouler sur les traces de ce train du passé. Son escale picarde n’est en fait que le début d’un long voyage qui le conduira comme son aîné jusqu’aux rives de l’Amérique. Il vous reste 81.55% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Pour les 250 ans de l’indépendance des Etats-Unis, la fabuleuse histoire du Gratitude Train ressuscitée
Un vieux wagon amiénois, restauré pour l’occasion, va faire revivre l’épopée du Train de la reconnaissance, qui, chargé de cadeaux, embarqua au Havre, le 14 janvier 1949, pour New York. Le récit d’une chaîne de solidarité autant picarde que transatlantique.












