Publié le 04/06/2026 16:43

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Émotion sur les plages du débarquement en Normandie, où sont arrivés les derniers vétérans américains. 82 ans plus tard, ils vont commémorer la date anniversaire du débarquement, le 6 juin 1944. Ils ont tous plus de 100 ans.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Ils sont de retour sur le sol français. Cette année, 27 vétérans américains, presque tous centenaires, vont participer aux commémorations. "C'est un grand honneur d'être ici de nouveau. J'étais ici il y a 80 ans. Il y a plein de souvenirs qui me reviennent", s'est ému John Roy, vétéran. Acclamé, Arthur Rose, son camarade, revient ici pour la première fois depuis la guerre. Il a 107 ans. "Je suis très enthousiaste. Je ne m'attendais pas à tout ça. C'est très agréable. Je n'avais jamais vécu quelque chose comme ça", s'est-il ému.Un moment de retrouvailles aussi entre le Français Raymond Rivoal et celui qu'il appelle son "grand frère", George Mullins, libérateur et ami. "J'ai perdu ma mère le 15 juin 1944. On n'avait plus de maison, on n'avait plus rien. Je me suis retrouvé tout seul. Je suis allé au-devant d'eux et j'ai été adopté dans le camp", s'est souvenu le Français.Le point d'orgue des célébrations aura lieu samedi 6 juin et dimanche 7 juin sur tout le littoral normand. Mais les commémorations ont déjà débuté, jeudi 4 juin. Sur place, des soldats anglais, qui ne sont pas vraiment des soldats puisqu'ils n'ont pas connu le débarquement, rendent hommage à leurs aînés. À Berjou (Orne), neuf soldats anglais ont perdu la vie le 16 août 1944. Conduire aujourd'hui ce char d'époque nourrit le souvenir et les émotions : "Évidemment, on ne nous tire pas dessus. On n'est pas en danger. Mais emprunter ce même itinéraire, c'est vraiment poignant", sourit Jim Clark, propriétaire du char en question. James Holland, historien, acquiesce : "Voir ce char, construit pendant la guerre, reprendre la route pour la première fois, c'est vraiment spécial. C'est important de ne pas oublier."Fernand Helie n'a rien oublié. Il avait 9 ans quand il a assisté à la bataille pour la libération de son village : "En montant la route, on était à pied. Et il y avait une voiture allemande qui a été mitraillée le long de la route, là, plus loin." 82 ans après les combats, au-delà de la Normandie, c'est tout un pays qui s'apprête à nouveau, pendant quelques semaines, à se souvenir et se recueillir.