Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Egalité femmes-hommes Egalité femmes-hommes Egalité femmes-hommes Le spécialiste des politiques d’égalité de genre estime, dans un entretien au « Monde », que si le paternalisme protecteur est plus puissant en France que dans d’autres pays européens, c’est parce que l’égalité des sexes, plutôt bien engagée dans la sphère publique, s’arrête souvent à la porte du foyer. Article réservé aux abonnés Romain Delès, membre de l’Institut universitaire de France, est maître de conférences en sociologie à l’université de Bordeaux et au Centre Emile-Durkheim. Ce sociologue, qui travaille sur les politiques d’égalité de genre, vient de publier, dans la Revue française de science politique, une étude consacrée au sexisme « bienveillant » – « “Les femmes doivent être protégées par les hommes”. Sexisme bienveillant et politiques d’égalité de genre en Europe » (numéro 76/1, 2026). Vous distinguez, dans votre travail, le sexisme « hostile » du sexisme « bienveillant ». Quelles sont les caractéristiques de ces deux formes de sexisme ? Si l’on veut comprendre la persistance des inégalités entre les sexes, il faut partir de cette distinction faite en 1996 par Peter Glick et Susan Fiske. Pour ces deux psychologues sociaux américains, le sexisme hostile renvoie à des formes explicites de mépris, de ressentiment ou de suspicion envers les femmes : les hommes les dénigrent, mettent en doute leurs compétences ou les accusent de chercher à prendre le pouvoir. Dans les sociétés qui proclament leur attachement à l’égalité entre les sexes, ces formes de misogynie n’ont pas disparu, mais elles sont devenues de moins en moins acceptables socialement. Il vous reste 88.77% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Romain Delès, sociologue : « Pour faire reculer le sexisme “bienveillant”, il faut modifier la place des hommes au sein de la famille »
Le spécialiste des politiques d’égalité de genre estime, dans un entretien au « Monde », que si le paternalisme protecteur est plus puissant en France que dans d’autres pays européens, c’est parce que l’égalité des sexes, plutôt bien engagée dans la sphère publique, s’arrête souvent à la porte du foyer.








