Roberto Sanchez (Ensemble pour le Pérou), candidat à l’élection présidentielle, à Lima, le vendredi 5 juin 2026. MARTIN MEJIA / AP PHOTO/MARTIN MEJIA
La justice péruvienne a ordonné, vendredi 5 juin, le renvoi en procès du candidat de gauche à l’élection présidentielle Roberto Sanchez, accusé d’avoir déclaré de fausses informations à l’autorité électorale au sujet d’apports financiers à son parti entre 2018 et 2020.
Dimanche, Roberto Sanchez affrontera au second tour Keiko Fujimori (Force populaire, droite), fille de l’ancien président autocrate Alberto Fujimori, dans un scrutin qui s’annonce très serré d’après les sondages. Cette décision ne devrait toutefois pas avoir d’incidence sur la tenue du scrutin, M. Sanchez disposant encore d’un délai d’une semaine pour former un recours.
S’il est élu président, Roberto Sanchez bénéficiera de l’immunité prévue par la Constitution péruvienne. « Il existe des motifs suffisants » pour que Roberto Sanchez « soit jugé », a lu le juge Adolfo Farfan dans sa décision à l’issue d’une audience en visioconférence de deux jours.
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