Monde Proche et Moyen-OrientMoyen-Orient. Tim Guldimann, ambassadeur suisse en Iran entre 1999 à 2004, a été l'un des "postiers" entre Téhéran et Washington. Il dévoile le fonctionnement de ce pan méconnu de l'histoire diplomatique. Publié le 06/06/2026 à 07:45bookmarkL'ex-présidente suisse Karin Keller Sutter (à gauche) et le président iranien Masoud Pezeshkian (à droite) lors d’une rencontre bilatérale en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies au siège de l’ONU à New York.ZUMA Press Wire via Reuters ConnDans le jargon diplomatique, la Suisse est souvent présentée comme le "postier" des Etats-Unis et de l’Iran. La raison ? Les deux pays, qui n’ont plus de relations diplomatiques, ont indirectement échangé depuis 1979 par le biais de l’ambassade de Suisse à Téhéran qui possède un "mandat de puissance protectrice" pour le compte des Américains. C’est grâce à ce canal privilégié que Washington peut faire passer des messages à ses homologues iraniens, et vice versa. En mars dernier, Berne a annoncé la fermeture temporaire de son ambassade à Téhéran en raison de la guerre au Moyen-Orient. Toutefois, "dans le cadre de ses bons offices, la Suisse continuera à maintenir une ligne de communication ouverte entre les Etats-Unis et l'Iran, en consultation avec les deux pays", a précisé le ministère des Affaires étrangères..