Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Bettina Pittaluga pour M Le magazine du Monde. Stylisme Marie-Therese Haustein M le mag M le mag Cinéma Cinéma Cinéma Par Pascale Nivelle Publié aujourd’hui à 06h00, modifié à 20h56 Article réservé aux abonnés PortraitElle a été l’une des jeunes révélations des années 1990, puis a connu une longue éclipse cinématographique. Depuis 2018 et « Pupille », de Jeanne Herry, Elodie Bouchez n’arrête pas de tourner, au cinéma et dans des séries télé, et de se produire au théâtre, son terrain de jeu préféré. Elle est à l’affiche de « Ma famille chérie », d’Isild Le Besco, qui sort le 10 juin, et d’« Ulysse », de Laetitia Masson, en salle le 17 juin. Depuis trente ans, elle avance dans son couloir, essayant de rester insensible aux sirènes de la célébrité et de la jeunesse sans fin. « Durer sans se compromettre, c’est le combat », avance Elodie Bouchez, dégainant le sourire plein de dents qui termine nombre de répliques dans ses films. Cette bouche immense, aussi expressive qu’un regard ou un port de tête, est sa marque. Serge Gainsbourg, André Téchiné, Cédric Klapisch, Erick Zonca ou Abdellatif Kechiche ont trouvé ce sourire sexy, mélancolique ou joyeux, chacun selon sa vision. Il fait aujourd’hui fondre Jeanne Herry, Isild Le Besco et Laetitia Masson. Son naturel plaît. « Elle est concrète, pas quelqu’un qui pense à sa coiffure ou à sa cinégénie, elle a le gène de la discrétion », assure Laetitia Masson. Elodie Bouchez suit un plan de carrière basique : « Ne faire que les films bien écrits, avec des personnages forts », et fuir la foire aux vanités, les réseaux sociaux et la chirurgie esthétique. Plus facile à énoncer qu’à mettre en pratique, reconnaît-elle, pour une actrice dans la petite cinquantaine. « Dans mes rêves, j’aimerais ne jamais faire le film de trop pour continuer à exister à tout prix et ne jamais toucher à mon visage… commence l’actrice de 53 ans, avant de noyer ce début de confidence dans son sourire. Mais, dans ce monde où tout est pulpé et retouché, quelle est la chance de celles qui veulent vieillir dans ce qu’il y a de plus beau et de plus fort ? » Ce jour frisquet de mai, à la terrasse d’un café du 14e arrondissement de Paris, quartier où elle vient d’emménager non loin de la rue Daguerre si chère à Agnès Varda, elle est vêtue de large, longue jupe de gitane, savates et pull de frileuse. Étalé sous la table, son chien, Sunny, ne la perd pas des yeux, museau sur ses pattes croisées. Il vous reste 90.23% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Les réinventions de l’actrice Elodie Bouchez : « Durer sans se compromettre, c’est le combat »
Elle a été l’une des jeunes révélations des années 1990, puis a connu une longue éclipse cinématographique. Depuis 2018 et « Pupille », de Jeanne Herry, Elodie Bouchez n’arrête pas de tourner, au cinéma et dans des séries télé, et de se produire au théâtre, son terrain de jeu préféré. Elle est à l’affiche de « Ma famille chérie », d’Isild Le Besco, qui sort le 10 juin, et d’« Ulysse », de Laetitia Masson, en salle le 17 juin.









