Publié le 05/06/2026 20:19
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Au lendemain de la découverte du corps de Lyhanna dans un silo agricole isolé, l'autopsie pratiquée ce vendredi 5 juin n'a pas permis de déterminer les causes de son décès. Face à l'absence de conclusions des médecins légistes, le parquet d'Agen a ordonné de nouvelles expertises pour tenter de faire la lumière sur les circonstances de la mort de la fillette de 11 ans.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Au cœur de la campagne, sur un site agricole, c'est donc bien le corps de Lyhanna qui a été retrouvé le 4 juin dans l'après-midi. Il était dissimulé volontairement. Jérôme Barella, le suspect, a travaillé pendant six ans pour l'entreprise qui gère le site. Pascal, ancien collègue, se souvient très bien de lui. C'est lui qui a mis hier les enquêteurs sur la piste du silo, un endroit où le corps pouvait être caché discrètement. "Je connais bien Barella et je connais bien le site puisqu'on y a travaillé ensemble. C'est un endroit qui est très isolé en pleine campagne. Il ne sert plus depuis plusieurs années. Il y a plusieurs possibilités de cacher un corps là-bas puisque lui-même connaissait très bien ce site", confie Pascal.L'autopsie de la petite fille de 11 ans a été pratiquée ce 5 juin, mais rien ne permet d'éclairer les raisons de son décès. "Les médecins légistes, en l'état de leurs investigations, ne sont pas aujourd'hui en mesure d'indiquer quelles sont les causes de la mort. Dès lors, des examens et expertises complémentaires ont été ordonnés et vont être diligentés", précise Olivier Naboulet, procureur de la République d'Agen, dans un communiqué.Face au silence du suspect, les enquêteurs, photos de la voiture de Jérôme Barella à la main, tentent de réunir des témoignages. Ce 5 juin, 1 700 véhicules dans le village ont été arrêtés. Une marche blanche sera organisée dimanche à Fleurance en hommage à Lyhanna. Les habitants oscillent entre tristesse et colère. "Fleurance a été touchée quand même. Par cette tristesse-là, je suis maman et je compatis pour les parents", raconte une riveraine. Une autre ajoute : "Elle est tombée dans les filets d'un prédateur sexuel qui aurait dû être enfermé et qui n'aurait pas dû être en liberté. C'est inadmissible."Jérôme Barella est mis en examen et placé en détention provisoire. Il sera entendu par les enquêteurs très prochainement.













