Temps de Lecture 4 min.

Article réservé aux abonnés

Les faitsAprès avoir voyagé à Boras, en Suède, ou à Poznan, en Pologne, « Gianni Versace Retrospective » atterrit au Musée Maillol. Axée sur le couturier, cette initiative privée s’est concrétisée sans la marque italienne.

D’où ça sort ? C’est une question qui mérite d’être posée à chaque nouvelle exposition de mode. Car il y a de quoi se perdre face au raz de marée de propositions inondant les musées spécialisés, mais aussi ceux habituellement consacrés aux beaux-arts. En ce moment, on peut par exemple découvrir les archives de Jean-Charles de Castelbajac aux Abattoirs de Toulouse, s’intéresser à l’anatomie du vêtement au FRAC-Artothèque Nouvelle-Aquitaine, ou encore se plonger dans une rétrospective sur Gianni Versace (1946-1997) au Musée Maillol, à Paris.

Pour cette dernière, ce n’est pas l’institution qui a conçu l’exposition : elle se contente de l’accueillir. Ce n’est pas la marque non plus. L’étonnante histoire de ce projet illustre bien les mutations de notre époque, où tout le monde semble pouvoir endosser le rôle de commissaire d’exposition.