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DécryptageLe groupe américain pèse près de 2 % du PIB du pays, dont la population consomme, en moyenne, 166 litres de soda par adulte et par an. L’entreprise a su jouer de ses influences dans les cercles du pouvoir pour promouvoir ses intérêts, au détriment de la santé publique.
Le 20 février, un Airbus A320 peint en noir et rouge, et marqué du logo de Coca-Cola, a atterri à l’aéroport international Felipe-Angeles, dans la périphérie de Mexico. Juan Ramon de la Fuente, alors ministre des relations extérieures du gouvernement de Claudia Sheinbaum, la présidente du Mexique, a accueilli l’appareil en grande pompe sur le tarmac. A son bord, pas de chef d’Etat, mais un passager spécial : le trophée de la Coupe du monde 2026 de football, dont le Mexique est l’un des pays hôtes – avec les Etats-Unis et le Canada –, et que Coca-Cola, le principal sponsor du tournoi, avait apporté dans le cadre d’une vaste campagne de publicité.
A bien des égards, Coca-Cola jouera la Coupe du monde à domicile au Mexique, tant l’entreprise occupe une place importante dans ce pays où chaque adulte engloutit 166 litres de boissons sucrées chaque année, en moyenne, contre 51 litres par an en France et 71 litres en Europe. L’industrie de Coca-Cola pèse 2 % du produit intérieur brut à elle seule, pour près de 110 000 emplois directs et plus de 1 million et demi d’emplois indirects, soit 2,8 % de la masse salariale.









