Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Maternité Maternité Maternité Dans le domaine de la procréation médicalement assistée, différents critères interviennent dans la décision médicale de poursuivre ou non les tentatives, avec une part de subjectivité assumée. Les Etats généraux de la bioéthique s’intéressent à la question. Article réservé aux abonnés Dans le témoignage de Charlotte Bourdin, 37 ans, le tiraillement est omniprésent. « Etre engagée depuis plus de huit ans dans un parcours de procréation médicalement assistée [PMA], c’est sûr que ça paraît peu efficace, et ça ne me semble pas normal d’en arriver là, confie l’enseignante. En même temps, ma plus grande peur, c’est que les médecins me disent stop. » En quasiment une décennie, la trentenaire a été prise en charge dans trois centres de PMA différents – un à Paris, et deux en Alsace, où elle vit. Elle a réalisé trois fécondations in vitro (FIV), avec ponction ovocytaire sous anesthésie, puis transfert embryonnaire. Sans oublier deux autres essais n’ayant pas abouti à un embryon. Est-ce trop ? Elle n’élude pas la question. « Ça peut ressembler à de l’acharnement, et à chaque échec, on se demande, mon conjoint et moi, si c’est vraiment sain de continuer. Mais notre désir est tellement fort… On a la chance de savoir que ça en vaut la peine. » Charlotte Bourdin et son conjoint sont déjà parents d’un petit garçon, né après un premier parcours de PMA de quatre ans. Il vous reste 87.48% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.