Publié le 05 juin 2026 à 07:30.
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Historiquement, si les chocs géopolitiques engendrent d’abord des incertitudes sur les marchés, l’attention revient vite sur les bénéfices, les taux d’intérêt et la croissance. Les baisses consécutives à des crises sont souvent compensées en l’espace d’un an.Le conflit actuel au Proche-Orient nécessite toutefois une approche nuancée. Malgré la hausse du prix du pétrole, les marchés n’ont pas encore connu de corrections drastiques, notamment parce que de nombreux acteurs du marché estiment que le détroit d’Ormuz sera bientôt à nouveau accessible sans restriction. Cependant, le conflit dure maintenant depuis plus de deux mois. Même si la situation venait à se désamorcer, l’envol des prix de l’énergie et la pression inflationniste qui en résulte devraient maintenir la volatilité du marché à un niveau élevé pendant un certain temps encore.Les fluctuations des marchés inquiètent de nombreux investisseurs qui s’interrogent sur le niveau de risque qu’ils peuvent assumer dans le contexte présent. Les fortes fluctuations de cours sur de courtes périodes les font douter de l’adéquation de leur stratégie de placement actuelle vis-à-vis de leur propension au risque. Dans le même temps, beaucoup ne veulent pas manquer l’occasion de réaliser d’éventuels gains de cours, en particulier dans le secteur technologique américain pour lequel les prévisions de croissance des bénéfices restent élevées.














