Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Argent & Placements Argent & Placements Argent & Placements Le développement de l’investissement dans la transition énergétique tient désormais à des facteurs structurels, comme le développement de l’intelligence artificielle. Article réservé aux abonnés L’investissement dans la transition énergétique évolue souvent selon l’actualité géopolitique. D’abord en 2020 et en 2021, les fonds thématiques sur l’énergie et le climat, ceux qui investissent dans des infrastructures et ceux qui sont composés d’obligations vertes finançant des projets favorables à l’environnement ont connu une forte demande, à la faveur de politiques publiques incitant au verdissement de la production d’énergie. En 2024, le balancier est parti de l’autre côté. « La réélection de Donald Trump et les incertitudes autour de la législation en Europe ont envoyé un signal très défavorable au marché », rappelle Thibaut Mihelich, directeur de l’ESG (les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance) chez Lazard Frères Gestion. Sur environ 150 fonds européens qui financent les énergies renouvelables, le raccordement et le stockage, le fournisseur de données Morningstar a observé des sorties massives de capitaux en 2024 et en 2025. « Les retraits ont atteint 17 milliards [en 2025] et pas un seul mois n’a fini en collecte positive », commente Mara Dobrescu, responsable de la recherche sur les fonds obligataires de Morningstar. En cause, « un revirement dans beaucoup d’économies développées, où le développement durable n’est plus la priorité ». Une rentabilité en augmentation Depuis janvier, les flux ont été positifs chaque mois, ce qui constitue aux yeux de Mara Dobrescu un « rééquilibrage qui ne compense pas les sorties des deux années précédentes ». La guerre en Iran et son impact sur les prix de l’énergie n’ont pas provoqué de ruée sur cette thématique de niche. Certes, la rentabilité des fonds de transition énergétique a bien augmenté ces dernières semaines, alors que le détroit d’Ormuz devenait infranchissable. Le panel de fonds de Morningstar a pris 23 % de valeur depuis le début de l’année. Cependant, « il ne serait pas judicieux de jouer ces placements tactiquement en fonction du cours du pétrole », prévient Mme Dobrescu. Il vous reste 63.58% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.