Trois agents de l’Office national des forêts (ONF) avaient été en garde à vue, jeudi, dans le cadre de l’enquête visant à établir les causes de l’incendie de Ribaute, qui a parcouru 17 000 hectares dans le massif des Corbières en août 2025.
L’un d’eux, soupçonné d’avoir causé le départ du feu exceptionnel, a été mis en examen jeudi 4 juin. Cet agent, qui conteste son implication, est poursuivi pour « destruction involontaire par incendie aggravé », a affirmé dans un communiqué le procureur de la République de Montpellier, Thierry Lescouarc’h, précisant qu’il avait été placé sous contrôle judiciaire. Les deux autres agents de l’ONF avaient été remis en liberté mercredi soir sans charge retenue à ce stade de la procédure.
Le procureur de la République de Montpellier, qui supervise l’enquête, n’a donné aucun détail sur les faits précis reprochés au mis en cause. D’après le journal Midi libre, les enquêteurs cherchent à établir si une cigarette jetée par la fenêtre d’une voiture de patrouille pourrait être à l’origine de l’incendie.
Les gardes à vue des trois agents étaient les premières connues dans ces investigations complexes sur l’origine du gigantesque incendie de Ribaute. La piste d’une origine humaine avait été mise en avant par les experts, toute cause naturelle étant, selon la justice, « exclue ».










