Publié le 03/06/2026 20:27

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C'est un rebondissement dans l'enquête sur l'incendie du siècle qui a eu lieu dans l’Aude l’été dernier. 17 000 hectares avaient été ravagés par les flammes. Une habitante avait perdu la vie. Trois agents de l'Office national des forêts sont soupçonnés d’être à l’origine du départ du feu. Ils ont été placés en garde à vue mardi 2 juin.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Dans les Corbières, Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse (Aude) porte encore les traces de l'incendie de l'été dernier. A-t-il été déclenché accidentellement par trois personnes ? C'est l'hypothèse étudiée par le procureur. Trois agents de l'ONF, l'Office national des forêts, ont été placés en garde à vue.Un incendie monstre. 17 000 hectares ont été parcourus en à peine deux jours. Une quinzaine de communes ont été touchées. Les paysages calcinés sont à perte de vue. Une personne a perdu la vie. Une question taraude les enquêteurs. Le départ du feu serait-il dû à une cigarette jetée depuis le véhicule de la patrouille de l'ONF ? Difficile de l'imaginer dans un village. "On se dit que ça soit un touriste ou une personne, n'importe qui, qui jette un mégot, mais que ça soit eux, c'est surprenant", commente une femme.À Ribaute, commune voisine où l'incendie avait démarré, l'hypothèse d'une telle négligence est impossible à croire pour l'ancien maire. "On les sait formés et passionnés par leur métier et la forêt, je n’arrive pas à y croire", partage Alain Coste, ancien maire de Ribaute.L'ONF, de son côté, dit ne pas avoir d'informations complémentaires : "L'ONF n'étant pas mise en cause, nous n'avons pas accès au dossier et nous n'avons donc pas connaissance des motifs ayant conduit les autorités judiciaires à décider d'une telle mesure." L'été dernier, le procureur de la République avait exclu toute cause naturelle de départ de feu. Les gardes à vue ont été prolongées mercredi 3 juin.