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Une primaire... si les prétendants n’arrivent pas à se départager. Gabriel Attal a sorti cette carte de sa manche ce jeudi 4 juin au matin, à Bourg-en-Bresse. Il formalisera sa proposition, mercredi prochain, lors du prochain "comité de liaison" entre Renaissance, Horizons, le MoDem et l’UDI.

"Franck Riester, le numéro deux de Renaissance, fera des propositions nouvelles pour arriver à ce rassemblement, y compris avec, si on devait en passer par là, un calendrier des primaires qui pourraient s'organiser s'il n'était pas possible d'organiser un rassemblement autrement qu'en passant par des primaires", a annoncé l'ancien Premier ministre. Ce calendrier dans son esprit, c’est février 2027. Cela fait un petit moment que l’équipe Attal planche sur cette proposition "très concrète sur la primaire". "Il faut avancer. Le comité de liaison, ça ne peut pas être juste une bouffe entre amis", fait valoir l’entourage du candidat Renaissance. "On veut être moteurs du rassemblement. On veut une campagne méthodique, avec un cadre. Il faut des règles et qu’on sache çà quoi s’en tenir. C’est important", ajoute-t-on de même source.

"Pas l’air d’être le scénario privilégié"Une façon de faire pression sur le favori, Édouard Philippe. Car la primaire, Gabriel Attal le sait très bien, son rival n'y croit pas une seconde. Son entourage accueille d'ailleurs, froidement, cette déclaration de son cadet : "C’est toujours sympa de sortir ça dans la presse, avant de nous en parler en réunion. Ça interroge", nous dit un de ses proches. "Nous, on n’a pas changé d’avis car personne n’est d’accord sur le périmètre et personne n’est prêt à soutenir le vainqueur", fait savoir un autre. Selon nos informations, Franck Riester a finalement appelé ses homologues Horizons, MoDem et UDI pour prendre le pouls. Leurs réponses ? "La primaire n’a pas l’air d’être le scénario privilégié, mais c’est pas pour ça qu’on va abandonner", explique l’entourage de Gabriel Attal.