Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Grèce Grèce Grèce Dans le sud du Péloponnèse, Monemvasia, cité médiévale suspendue au-dessus de la mer Egée, est en émoi. La construction d’un téléphérique inquiète les habitants, qui craignent que ce paysage unique ne soit endommagé à jamais pour accueillir toujours plus de touristes. Article réservé aux abonnés A Monemvasia, cité médiévale construite sur un piton rocheux surplombant la mer dans le sud-est du Péloponnèse, la quiétude matinale n’est plus au rendez-vous depuis le mois de mars. Le bruit des marteaux hydrauliques fait sursauter les chats et la vingtaine d’habitants permanents du Kastro, nom donné à la ville basse – la commune comptant au total 1 200 habitants. Ces travaux s’accompagnent de quelques chutes de pierres et sont d’autant plus pénibles pour les résidents qu’ils concernent un projet controversé : la construction d’un téléphérique visant à rejoindre la ville haute – où se situe l’église Sainte-Sophie, chef-d’œuvre byzantin du XIIe siècle. Cette forteresse quasi abandonnée n’est accessible actuellement qu’en montant à pied par un sentier escarpé. La municipalité et le ministère de la culture grec défendent le projet, car il permettra de rendre accessible la ville haute à tous, aux personnes âgées et à mobilité réduite. « Peu de visiteurs accèdent à la forteresse et à Sainte-Sophie, de nombreux pèlerins veulent les voir et ne le peuvent pas actuellement… Le téléphérique sera une solution ! », assure Stavros Christakos, maire adjoint de Monemvasia. Il vous reste 79.49% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.