L'homme de 50 ans qui s'était rendu au commissariat de Sarreguemines, expliquant avoir étranglé sa compagne, a été placé en détention provisoire.

Publié le 04/06/2026 10:53

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Le palais de Justice de Metz, le 31 mars 2014. (MAXPPP)

Il s'était rendu de son plein gré au commissariat de Sarreguemines (Moselle) pour avouer le féminicide. Trois jours après les faits, le parquet de Metz a annoncé, jeudi 4 juin, la mise en examen d'un homme de 50 ans pour "homicide sur conjoint", ainsi que son placement en détention provisoire. Durant sa garde à vue, le mis en cause "a réitéré sa reconnaissance des faits", expliquant avoir étranglé sa compagne, âgée de 37 ans, à qui il "reprochait (...) d'avoir entretenu une liaison avec un autre homme", a précisé à l'AFP le procureur de la République de Metz, David Touvet. Une autopsie, conduite mercredi matin, a confirmé la mort de la victime "par strangulation", conformément aux dires du mis en cause.L'enfant du couple, âgé de 3 ans, "a été pris en charge par des membres de la famille", a précisé David Touvet.La famille était inconnue des services de police ou de la justice pour des violences intrafamiliales et aucune plainte ni intervention de la police au domicile n'a été relevée. Le procureur de la République de Sarreguemines, Olivier Glady, initialement saisi de l'enquête et qui s'est dessaisi au profit du pôle criminel du parquet de Metz, avait annoncé mardi que l'enquête de voisinage avait permis d'apprendre qu'une voisine avait "entendu des cris" provenant de l'appartement du couple, lundi vers 17h30. Le médecin légiste dépêché sur place avait estimé la mort de la victime à 18h.Selon les derniers chiffres officiels publiés en octobre, le nombre de féminicides conjugaux a augmenté de 11% en France entre 2023 et 2024 avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint.