Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Médias Médias Médias Le directeur général de Reporters sans frontières analyse, dans un entretien au « Monde », le dévoiement de la liberté d’expression dans le débat concernant la présence de l’ex-dirigeante de RT France sur CNews, Europe 1 et dans « Le JDNews ». Article réservé aux abonnés Thibaut Bruttin, directeur général de l’organisation non gouvernementale Reporters sans frontières (RSF), qui défend la liberté de la presse et le droit à une information fiable, rappelle que les stratégies visant à ignorer les exigences du journalisme au nom de la « liberté d’expression » (free speech) sapent le cadre démocratique. Que vous inspire l’« affaire Xenia Fedorova » ? Peut-être fallait-il que cette affaire ait lieu pour réaliser à quel point notre espace informationnel est une passoire. Devenue une intervenante très régulière dans un groupe de presse qui dispose notamment d’une chaîne sur la TNT, sans réelle contradiction, Xenia Fedorova a conquis un espace bien plus central dans le débat public français que du temps où elle dirigeait Russia Today [RT] France, fermée en janvier 2023. Elle est promue et protégée par des gens qui défendent en termes vigoureux, mais fallacieux, la liberté d’expression, en ignorant ce que la liberté de la presse implique comme indépendance et comme honnêteté. Ce sont des stratégies trumpistes qui rappellent la revendication du free speech de J. D. Vance. Xenia Fedorova n’est pas une martyre de la liberté bafouée, elle est un émetteur de la propagande du Kremlin, quitte à tenir à l’antenne des propos mensongers. Il vous reste 80.67% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Thibaut Bruttin, directeur général de RSF : « L’“affaire Xenia Fedorova” nous rappelle qu’il faut mieux protéger notre espace informationnel »
Le directeur général de Reporters sans frontières analyse, dans un entretien au « Monde », le dévoiement de la liberté d’expression dans le débat concernant la présence de l’ex-dirigeante de RT France sur CNews, Europe 1 et dans « Le JDNews ».














