Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Disparitions Disparitions Disparitions Musiques Musiques Musiques Indissociable de la chanteuse Brigitte Fontaine, sa compagne depuis la fin des années 1960 et pour laquelle il a beaucoup composé, il s’est éteint le 1ᵉʳ juin à l’âge de 86 ans. Article réservé aux abonnés Fin 1997, Areski et sa compagne Brigitte Fontaine portent en scène leur album quasi-commun, Les Palaces, sur une mise en scène de leur ami chanteur Jacques Higelin (1940-2018). On y rit beaucoup, Areski est à la grosse caisse, Fontaine à la gestuelle, ils parodient un classique de 1935, Tout va très bien, madame la marquise, où la châtelaine et son valet commentent l’incendie des écuries. Fontaine et Areski modernisent : un immeuble fragile vient d’exploser et, tandis qu’ils tombent du quinzième étage, ils bavardent : « Areski, excuse-moi. – Oui, quoi ? – Pardon, mais je pense à un truc. On ne va pas mourir dans une minute ? – Brigitte, tu es fatigante ! – Pardon. » Fausse humilité. Léger, inventif, poétique, musicien nourri de tous les apports du monde – chanson, rock, châabi, électronique, jazz… –, homme de théâtre, Areski Belkacem a vécu sa vie en tandem avec une chanteuse et poétesse un peu folle. La Bretonne dissidente admirait la constance de ce Kabyle insoumis et pourtant serein, tout en charme, qui a redéfini dans une douceur militante les contours de la chanson française. Il vous reste 75.17% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.