Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Logement Logement Logement Une cérémonie, mardi 2 juin, à Paris, a célébré la mémoire des personnes décédées « sans chez-soi ». Le Collectif les morts de la rue l’organise chaque année pour rappeler combien « la rue tue » et exhorter à l’action. Article réservé aux abonnés Une rose a été offerte aux visiteurs, afin de la déposer en mémoire des personnes « sans chez-soi » décédées en 2025. Des cartouches évoquant chacune d’elles ont été apposés sur des cartons faisant office de stèles, rassemblés par région. Leur souvenir a aussi été rappelé au micro, en commençant par l’Auvergne-Rhône-Alpes : « Bilale, 38 ans, le 1ᵉʳ janvier à Ville-la-Grand ; Roxane, 43 ans, le 5 janvier, à Roche-la-Molière ; Anthony, 28 ans, le 5 janvier, à Bourg-lès-Valence ; Marcin, dit “Martin”, 43 ans, le 6 janvier, à Villeurbanne ; un homme, 70 ans, le 10 janvier, à Epagny Metz-Tessy ; Ludovic, 56 ans, le 10 janvier, à Epagny Metz-Tessy ; Pascal, 60 ans, le 11 janvier, à Montélimar ; un bébé, 11 jours, le 14 janvier, à Bron »… « Ce faire-part est une hécatombe », a souligné Bérangère Grisoni, présidente du Collectif les morts de la rue, qui organisait cet hommage, mardi 2 juin, à Paris. Jamais la liste n’avait été aussi longue, avec 929 décès décomptés. Ce collectif né en 2003, qui regroupe désormais une cinquantaine d’associations, continue de recevoir et de collecter des signalements. Il pense avoir connaissance de plus de 1 000 décès survenus en 2025 d’ici à la parution de son enquête épidémiologique, à l’automne. « Et il y a malheureusement beaucoup plus de morts que ceux que nous parvenons à recenser », déplore sa présidente. Une minute de silence en leur mémoire a été observée. Il vous reste 70.02% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.