Publié le 03 juin 2026 à 09:20.
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Claudia Wuttke vit un premier cauchemar, lorsque la police lui présente des images de dizaines de viols présumés qu’elle aurait subis. Puis un second, lorsqu’elle apprend que 65 des 67 agressions pourraient bien être prescrites en droit allemand.Pour cette habitante de Hambourg de 59 ans, tout commence en juin 2025 quand les policiers de Lünebourg, au nord de l’Allemagne, la convoquent pour identifier sur des captures de vidéos une femme visiblement «sans défense» subissant des sévices sexuels commis par son ex-mari. «Cette femme, c’était moi», raconte-t-elle dans un entretien à l’AFP.Relatant cette première rencontre avec la police, Claudia Wuttke décrit sur les images «une femme complètement hagarde, sans volonté propre, incapable de s’exprimer, qui se faisait violer de différentes façons». Elle dit n’avoir aucun souvenir de ces faits, et pense donc avoir été droguée.
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Selon l’hebdomadaire Der Spiegel, qui a révélé l’affaire mi-mai, la police a retrouvé sur l’ordinateur de son ex-mari 67 vidéos le montrant faisant subir à Claudia Wuttke des pénétrations buccales, vaginales et anales, tantôt avec son pénis, tantôt avec un gode, et une fois avec une batte de baseball introduite par voie anale.Les sévices se seraient déroulés sur une période de 16 ans, pendant leur mariage et après leur divorce, alors qu’ils entretenaient encore des relations.Écrivaine de romans policiers sous le pseudonyme Sia Piontek, Claudia Wuttke connaît bien le commissariat où elle a découvert son calvaire, car il est fréquenté par le personnage de son dernier livre. Y être elle-même désormais, c’est comme un «mauvais film».









