Publié le 03/06/2026 08:25
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Comme chaque soir, le JT du 23h fait un tour de l'actualité diffusée par les chaînes européennes de télévision. C'est l'Eurozapping du mardi 2 juin.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.À terre, Henry, un étudiant de 18 ans, en train de mourir, alors qu'on lui passe les menottes. Son meurtrier. Le voici. Et pourtant, c'est lui qui a appelé la police en affirmant qu'il était la victime d'une agression raciste. Lundi 1er juin, le père de Henry critique la police. "Henry a répété aux policiers à neuf reprises qu'il n'arrivait plus à respirer. Il leur a dit qu'il avait reçu quatre coups de couteau. Un policier lui a répondu: 'Je ne te crois pas' ". Depuis, la police s'est excusée, mais l'extrême droite dénonce le crime d'un jeune Britannique issu de l'immigration. "Nous avons mis en place ce qu'on appelle la discrimination positive en faveur des minorités ethniques, au détriment des personnes de race blanche", lance Nigel Farage, chef du parti Reform UK. Ce lundi 1er juin, le meurtrier a été condamné à la prison à vie. Le drame a eu lieu dans cette station-service. Des ouvriers agricoles ont été enfermés dans ce véhicule. 2 Pakistanais y ont mis le feu. 4 migrants sont morts. Un 5e a pu s'extraire par le coffre. Leur crime : avoir exigé un contrat de travail légal. 14 incendies de ce type ont eu lieu dans cette région de Calabre, en lien avec le travail agricole et l'obtention de titres de séjour. Les deux Pakistanais ont été arrêtés. Renvoyer ces migrants dans un pays tiers. L'Italie avait provoqué un scandale avec son centre ici en Albanie. Désormais, l'Union européenne veut généraliser cette possibilité pour ses membres. Le Danemark, l'Autriche, l'Allemagne songent déjà à en installer au Rwanda, en Ouganda ou en Ouzbékistan. "On sait très bien qu'en dehors de l'Europe et même surtout aussi maintenant de plus en plus à l'intérieur de l'Europe, les normes des droits humains ne sont pas respectées", explique Cécile Verstappen, chargée de recherche sur les questions migratoires. Bruxelles se justifie. Aujourd'hui, à peine un tiers des déboutés du droit de l'asile quittent le territoire européen.














