Publié le 03 juin 2026 à 06:53. / Modifié le 03 juin 2026 à 06:53.
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Le chantier d’une ville en construction qui dévore un petit village bucolique, avec son église rouge et blanc et ses toits colorés. Dans le cadre de son initiative «Pas de Suisse à 10 millions!», le message de l’UDC est clair: si on veut préserver le paysage, notre symbole national, il faut freiner l’immigration qui, en faisant enfler les villes, pèse sur la nature.Le postulat séduit les citoyens saturés, mais il est erroné. «Les types d’aménagement les plus problématiques pour l’environnement ne sont pas ceux liés aux villes, mais ceux qui impliquent une fragmentation du paysage, comme les maisons individuelles et l’urbanisation de faible densité. Ils engendrent non seulement un gaspillage du sol, mais aussi d’énergie en augmentant les déplacements individuels», assène Joëlle Salomon Cavin, professeure de géographie environnementale et urbaine à l’Université de Lausanne. Qui, dans cette interview publiée par Le Courrier, en déduit: «Comme les personnes qui arrivent de l’étranger ont tendance à habiter dans les parties denses et urbaines de la Suisse, le lien entre immigration et destruction du paysage doit être déconstruit.»









