Publié le 04 juin 2026 à 18:01.
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La Suisse va mal, elle est au bord de l’explosion démographique et les migrants sont les principaux responsables de cette situation.Tel est le sombre tableau dressé par l’UDC avec son initiative «Pas de Suisse à 10 millions!». La vérité est fort différente. La Suisse se porte bien: que l’on regarde le PIB par habitant, le chômage ou l’indice mondial du bonheur. En termes d’éducation, de santé ou de sécurité, notre pays reste exemplaire.
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Certes, il ne s’agit pas de sombrer dans l’angélisme. Cette campagne a prouvé que les Suisses étaient anxieux et même fâchés: ils sont de plus en plus entassés dans les trains, attendent de plus en plus longtemps dans les hôpitaux, les logements sont toujours plus chers. Toutes ces inquiétudes, qu’elles soient réelles ou ressenties, doivent être prises très au sérieux par les politiques, que ce soit au niveau communal, cantonal ou fédéral.En fait la question est là, la société suisse change: de plus en plus de femmes travaillent, la population vit toujours plus longtemps, la pendularité est devenue un mode de vie pour beaucoup. Malheureusement, toutes ces évolutions n’ont pas été suffisamment anticipées, d’où un certain nombre de dysfonctionnements. Et toutes ces thématiques ne devront pas être oubliées une fois la votation passée et devront rester des sujets prioritaires pour les élections fédérales de 2027.








