Pour détecter précocement les problèmes de santé mentale, chaque jeune qui sera « repéré » par l’éducation nationale (médecins scolaires, infirmières scolaires, enseignants, directeurs…) bénéficiera d’un « coupe-file pour avoir rendez-vous dans les 24-48 heures » avec un professionnel, a annoncé, mardi 2 juin, la ministre de la santé.
Si c’est un médecin scolaire, une infirmière scolaire ou un psychologue scolaire qui repère une situation de détresse, « il pourra être en contact avec les professionnels de santé de ville de son territoire (psychologue, psychiatre, pédopsychiatre) et ainsi permettre directement cette prise de rendez-vous rapide », a affirmé Stéphanie Rist sur Franceinfo.
Dans les cas où c’est l’enseignant ou le directeur qui détecte, et qu’il n’y a pas de soignant dans l’établissement, « il y aura une organisation sur le territoire des professionnels de santé entre eux », de manière à « libérer des créneaux pour de l’urgence », a-t-elle précisé. « Je connais l’état du système de santé », notamment le manque de médecins, mais « quand on repère des troubles psychiatriques plus tôt, on évite des hospitalisations. Donc nous avons à faire cette bascule », a-t-elle estimé.
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