Publié le 01/06/2026 21:53

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L'Ardèche a décidé, à son tour, de suspendre le permis de conduire de ceux qui téléphonent en conduisant. Quels sont les effets dans les départements qui l'ont déjà mis en place depuis plusieurs mois ?

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.À Flaviac (Ardèche), d'abord arrêtée à un feu, une conductrice avec son téléphone à la main redémarre sous les yeux d'un gendarme, dans une voiture banalisée. À 400 mètres plus loin, d'autres gendarmes l'interceptent. La sanction : 135 euros d'amende, un retrait de trois points, une suspension de 15 jours minimum, qui peut monter à six mois. "Il ne faut pas ! J'ai un travail, j'ai 30 minutes de route à chaque fois", tente-t-elle. "Là, à partir d'aujourd'hui, c'est suspension", l'informe le gendarme.Dans la matinée du lundi 1er juin, les contrôles s'enchaînent. Au volant, téléphones comme oreillettes sont interdits. Des automobilistes avancent le droit à l'erreur. "Un juste milieu, peut-être pour une première fois, un avertissement à la rigueur", avance un conducteur. "Je ne suis pas sur TikTok, je travaille", se justifie un autre.Tolérance zéro, répond la préfecture d'Ardèche. Le département compte de nombreuses routes sinueuses et très fréquentées par les touristes. "Depuis 20 ans, on a plus de 25 morts en moyenne sur les routes d'Ardèche. C'est 42% plus important qu'au niveau national", rappelle Benoît Trévisani, le préfet de l’Ardèche.Pour l'heure, six départements ont renforcé leurs sanctions. L'Ardèche donc, mais aussi la Charente-Maritime, le Lot-et-Garonne, le Pas-de-Calais, la Réunion et les Landes. Ce dernier a été le tout premier à avoir mené l'expérimentation, qui n'est pas passée inaperçue auprès des automobilistes. "On fait beaucoup plus attention et on essaie d'être vigilants, bien entendu", admet un conducteur. "Ça met un petit stress en plus, on évite de regarder toutes notifications", abonde une automobiliste.Dans les Landes, depuis le début de l'opération, 400 permis ont été suspendus, la plupart pour 15 jours, et toutes les infractions n'ont pas donné lieu à des suspensions. "Il y a un impact psychologique tous les mois depuis le mois de novembre. On observe une diminution de l'ordre de -14% depuis bientôt sept mois", avance le colonel Martin Patier Commandant du groupement de gendarmerie des Landes. Selon la sécurité routière, le risque d'accident est multiplié par trois en cas de téléphone au volant et par 23 lors d'un envoi de SMS. À la mi-juin, le département des Deux-Sèvres va également renforcer ces sanctions.