"Je ne suis pas responsable de cette jeunesse qui vient casser" : sur RTL, le préfet de police de Paris se défend après les débordements en marge de la victoire du PSG

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Les scènes de liesse ont laissé place aux tensions. À Paris, et ailleurs en France, les célébrations après la victoire du PSG en Ligue des champions, samedi 30 mai, ont été émaillées de violences urbaines. Plus de 890 interpellations ont été recensées dans l'Hexagone. Un jeune est mort dans un accident de motocross sur le périphérique parisien et des dizaines de personnes ont été blessées, parmi civils et forces de l'ordre.

À Paris, le préfet de police Patrice Faure fait part de 548 interpellations, dont 474 gardes à vue, pour la journée de samedi et 21 interpellations, dont 15 gardes à vue, dimanche. "C'est un chiffre extrêmement important qui témoigne de l'investissement des forces de l'ordre", souligne-t-il sur RTL ce lundi 1er juin. Il dit avoir une pensée pour les blessés parmi les forces de l'ordre, "plus de 106 [...] dont neuf plus importants que d'autres". Deux ont été opérés dimanche soir après des tirs de mortiers, précise-t-il.

Questionné sur ces débordements, et ce malgré l'expérience de 2025, Patrice Faure insiste : "Je ne peux pas laisser dire que la police est inopérante. Il y avait un dispositif dimensionné à la hauteur de l'évènement [...] Je ne suis pas responsable de cette jeunesse qui vient casser." Et de répéter : "Je suis responsable du dispositif, je l'assume mais je ne vais pas assumer la délinquance de ceux et celles qui viennent détruire, casser, vandaliser des commerces."