Publié le 31/05/2026 21:55

Mis à jour le 31/05/2026 22:13

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Les images du Paris Saint-Germain au pied de la tour Eiffel, vainqueur de la Ligue des champions, faisaient partie du rêve et de l’objectif que s’était fixé le Qatar en 2011 lors du rachat du club. Après un lourd investissement, une quête de soft power et des échecs, le PSG est devenu une marque planétaire. Un pari réussi donc, en attendant d’autres défis.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Ces deux étoiles sont de l'or aux yeux des supporters. Mais qu'apporte-t-elle au Qatar, et quelles retombées pour le PSG ? En 2011, l'Emirat du Golfe achetait le club 70 millions d'euros. Samedi 30 mai, avant son doublé historique, il valait 4 milliards et demi d'euros, soit 61 fois plus. Ses revenus aussi ont explosé : 837 millions d'euros en 2025, loin toutefois derrière ceux du Real Madrid (Espagne).Mais au départ, le Qatar engloutit des sommes colossales pour mettre la main sur les Beckham, Neymar, Messi ou Mbappé. Et ils dépensent chaque année beaucoup d'argent. "Une des premières dépenses du club, c'est la masse salariale. La masse salariale du club dans son ensemble avec 700, 800 salariés, c'est essentiellement [celle] des joueurs et du staff technique. Parce qu'un garçon comme Luis Enrique, c'est quelqu'un qui doit toucher un million d'euros par mois, imaginez. Et plusieurs joueurs qui touchent un million d'euros par mois aussi", décrypte Arnaud Hermant, grand reporter football à L'Équipe et coauteur du livre Le PSG, le Qatar et l'argent (Éd. du Moment).Résultat, aujourd'hui, le club n'est pas rentable. Mais pour son président qatari, Nasser El Khelaïfi, l'enjeu est ailleurs. Avec le PSG, le Qatar s'offre une vitrine planétaire et redore son image. "Personne connaissait le Qatar il y a 15-20 ans, c'était un trou noir sur la carte. Le Qatar, maintenant, est connu dans le monde entier. Et puis deux, le soft power, l'influence qui permet de faire des affaires. On l'a vu à la Coupe du Monde, dans les tribunes VIP, il y avait des chefs d'État, des premiers ministres. On parlait gaz, on parlait affaires du monde, diplomatie", analyse Christian Chesnot, grand reporter à la rédaction internationale de Radio France et auteur de l'ouvrage Le Qatar en 100 questions (Éd. Tallandier).La prochaine étape pour le PSG ? Acquérir et surtout agrandir le Parc des Princes. Emmanuel Grégoire, le nouveau maire de Paris, est favorable. Cela doperait les revenus commerciaux du club et offrirait au Qatar un vecteur de puissance supplémentaire.Football Benchmark