Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Trafic de drogue Trafic de drogue Trafic de drogue Dans « Cocaïne sans frontières. Enquête sur une drogue mondialisée », le géographe Alain Delpirou fait le récit, didactique et informé, d’une mondialisation de la poudre blanche, dont le commerce et l’usage ont explosé. Article réservé aux abonnés Livre. L’essor du trafic de cocaïne – ce « tsunami blanc », selon l’expression désormais consacrée – ne manque guère de chroniqueurs. Bandeaux tapageurs des chaînes d’information en continu, unes alarmistes des magazines, séries documentaires montées façon thriller : le récit de la démocratisation de la coke se décline sous toutes les formes, jusqu’aux rayons des librairies, où un « narcolivre » chasse l’autre (témoignages de « grands flics », sommes de journalistes spécialisés…). L’une des dernières livraisons détonne. Cocaïne sans frontières. Enquête sur une drogue mondialisée (Le Cerf, 240 p., 19,90 euros) déroule un récit précis, pédagogique et dépassionné. Cette approche sans effet de manche le fait sortir du lot. L’auteur est un géographe qui fut en son temps un pionnier. Dès sa thèse de doctorat, soutenue en 1993, Alain Delpirou développait une analyse macroscopique de la cocaïne. Bien avant que l’alerte au « tsunami » soit déclarée, il étudiait, avec la rigueur d’un sismologue, les signes avant-coureurs du déferlement. Une vision d’ensemble développée dans Coca Coke (La Découverte, 1986), écrit avec Alain Labrousse – une référence désormais épuisée. Il vous reste 62.94% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.