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TikTok dans le viseur de Raphaël Glucksmann. Invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-Public Sénat-M6 ce dimanche 31 mai, le co-président de Place publique a fait du réseau social chinois l'un des symboles de la crise que traverse aujourd'hui l'école publique.
"Aujourd'hui, il y a l'école et face à l'école, il y a TikTok", a-t-il lancé. Pour l'eurodéputé, les réseaux sociaux concurrencent directement le travail des enseignants et participent à la diffusion de contenus qui remettent en cause leur autorité. "Quand vous êtes enseignante et que vous faites cours, puis qu'un influenceur capte ensuite l'attention de votre élève, et que celui-ci vous répond : 'Ce n'est pas vrai, j'ai lu l'inverse sur TikTok', vous êtes en permanence face à des boîtes noires contrôlées à Pékin ou dans la Silicon Valley".
S'il ne réclame pas une interdiction immédiate de la plateforme, Raphaël Glucksmann fixe une ligne rouge. "Ce que je veux, c'est que TikTok, comme tous les autres réseaux sociaux, respecte nos lois. Et si TikTok, comme c'est le cas aujourd'hui, ne respecte pas nos lois, il faudra le bannir".
Revaloriser le métier de l'enseignantCette critique des réseaux sociaux s'inscrit dans une réflexion plus large sur l'école, développée dans son livre Nous avons encore envie - Pour un sursaut patriotique (Allary Éditions). Il y défend une revalorisation du métier d'enseignant et une refonte de l'école publique, qu'il considère comme l'un des piliers de la République.












