L
es réseaux sociaux, salués à l’origine comme de formidables instruments de liberté dans la communication, d’extension infinie du champ des connaissances, voire de compréhension planétaire, apparaissent de plus en plus sous leur face sombre : des instruments de polarisation politique, de diffusion de fausses nouvelles, de manipulation et de déséquilibre psychologique.
Leur potentiel effet délétère sur les capacités cognitives, voire la santé mentale des jeunes est observé dans le monde entier. Que ce risque soit désormais identifié et reconnu, et que soient recherchés les moyens de le limiter constituent un progrès. La publication, jeudi 11 septembre, du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs participe de cet effort salutaire.
« Poison lent », « engrenage mortel » : les députés n’hésitent pas à recourir à de lourdes métaphores pour décrire la « fabrique du mal-être » qu’est, selon leurs conclusions, cette application de vidéos courtes qui revendique près de 28 millions d’utilisateurs. TikTok « expose en toute connaissance de cause nos enfants, nos jeunes, à des contenus toxiques, dangereux, addictifs », estiment les élus au terme de six mois d’enquête.










