Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Disparitions Disparitions Disparitions Arts Arts Arts Le plasticien franco-argentin avait fait de la lumière et du mouvement sa matière première. Il s’est éteint le 30 mai, à l’âge de 97 ans. Article réservé aux abonnés « Si mes œuvres mettent les gens en joie, c’est gagné : ces petites choses peuvent aider à changer un état d’esprit. Je me souviendrai toujours de l’énergie que nous donnaient les films de Charlot, à nous pauvres gamins. C’est cette énergie qui mobilise tous les espoirs, car elle permet de découvrir des choses en soi. » Ainsi parlait Julio Le Parc au moment de sa rétrospective au Palais de Tokyo, à Paris, en 2013. Figure de l’art cinétique, installé en France depuis 1958, le plasticien d’origine argentine a fait de la lumière et du mouvement sa matière première, mais aussi les outils de son combat acharné pour un art véritablement démocratique. Il est mort à Paris, samedi 30 mai, à l’âge de 97 ans, à quelques jours de son vernissage à la Tate Modern de Londres. Julio le Parc est né le 23 septembre 1928, à Mendoza, en Argentine, dans une famille de cheminots. Apprenti dans une usine de maroquinerie dès ses 14 ans et déjà virtuose du dessin, il passe ses nuits à étudier et décroche son entrée aux Beaux-Arts de Buenos Aires. « Il y avait alors deux écoles : d’un côté, les progressistes qui travaillaient sur les questions sociales et l’exploitation de l’homme par l’homme, dans la lignée des muralistes mexicains ; de l’autre, l’art concret, qui avait les mêmes préoccupations sociales et affirmait, dans une dialectique marxiste, que les formes simples et les couleurs pures pouvaient créer des relations nouvelles aux gens. » Sans hésiter, il choisit le second camp. Lucio Fontana (1899-1968), qui deviendra une figure de l’abstraction, est l’un de ses professeurs. Il vous reste 77.95% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Julio Le Parc, maître de l’art cinétique, est mort
Le plasticien franco-argentin avait fait de la lumière et du mouvement sa matière première. Il s’est éteint le 30 mai, à l’âge de 97 ans.










