Idées et débatsLa natalité en FranceIdées. Alors que la chute des naissances est un phénomène universel, l'essayiste plaide pour une adaptation des politiques publiques plutôt qu'un illusoire "réarmement démographique" : réforme des retraites, automatisation ou acceptation de l'immigration.Par Antoine Buéno*Publié le 31/05/2026 à 12:30bookmarkCe qui change aujourd’hui, ce ne sont donc pas les chiffres de la démographie, mais la manière dont ils sont appréhendés et commentésShutterstockIl se passe quelque chose en matière démographique. Cette chose nouvelle n’a rien à voir avec les fondamentaux de la démographie nationale et mondiale. En effet, l’essoufflement de la natalité et le vieillissement de la population sont connus et modélisés de longue date. A l’échelle planétaire par exemple, les projections médianes de l’ONU se sont toujours révélées redoutablement exactes et précises. En 1945, l’organisation mondiale prévoyait ainsi que nous serions 6 milliards à peupler la planète en l’an 2000. Le six-milliardième humain est effectivement né en octobre 1999. Les derniers chiffres disponibles ne nous font pas dévier de cette trajectoire médiane. Elle conduit la population mondiale à augmenter inexorablement jusqu’en 2080, pour dépasser les dix milliards contre un peu plus de huit actuellement, avant de refluer légèrement d’ici à la fin du siècle. Redécouvrir cette tendance à l’occasion de sa réactualisation annuelle ou tri-annuelle est devenu un marronnier médiatique, presque un rendez-vous saisonnier.
Déclin démographique : il faut choisir entre l’immigration et les robots, par Antoine Buéno
Alors que la chute des naissances est un phénomène universel, l'essayiste plaide pour une adaptation des politiques publiques plutôt qu'un illusoire "réarmement démographique" : réforme des retraites, automatisation ou acceptation de l'immigration.









