Publié le 30/05/2026 11:35
Mis à jour le 30/05/2026 11:38
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Samedi 30 mai, Paul Midy est l'invité de "La politique s'éclaire". Alors qu'il se rendra dans l'après-midi au grand meeting de Gabriel Attal, officiellement candidat à la présidentielle, le député Ensemble pour la République ne tarit pas d'éloges envers l'ancien Premier ministre, qu'il considère être celui qui porte "un projet optimiste et positif qui veut radicalement changer les choses".
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Brigitte Boucher : Nous avons appris ce matin la mort d'Edgar Morin, sociologue, philosophe, il avait 104 ans. Une réaction à ce décès ?Paul Midy : D'abord toutes mes pensées pour sa famille et ses proches. Il a laissé un héritage qui est très important, notamment à faire attention et à être vigilant à la pensée simpliste et à croire qu'on peut comprendre le monde avec une ou deux idées. Ça fait beaucoup écho à mon engagement politique, parce que moi, je me bats contre les populistes qui croient, avec d'un côté le Rassemblement National, qu'il suffirait d'arrêter l'immigration dans ce pays, on résoudrait tous les problèmes du pays. Et du côté de la France Insoumise, il suffirait de taxer tous les riches et on résoudrait tous les problèmes de ce pays. Je pense qu'il faut faire attention à la pensée simpliste. Le monde est complexe et c'est pour ça que je pense qu'on a besoin de travailler tous ensemble pour y arriver.Est-ce que vous allez regarder cette finale ? Parce qu'on sait que vous êtes au meeting de Gabriel Attal à 13h30. Cette finale a lieu à 18h. Il y a une fan zone d'ailleurs qui a été installée.Bien sûr que je vais regarder le match. Moi, je serai dans un bar avec des amis. J'encourage tout le monde à venir au meeting de Gabriel Attal. Effectivement, ça commence à 13h30. Ça finira à 15 heures. Donc vous avez après largement le temps pour aller rejoindre l'endroit où vous voulez aller voir le match. Il y a une retransmission du match sur le lieu du meeting, donc si vous voulez rester, vous pouvez être évidemment aussi les bienvenus. Et puis un point très important, c'est que le lieu du meeting est climatisé, donc si vous cherchez une source de fraîcheur, venez écouter le discours de Gabriel Attal.Ça, c'est des arguments. Parce que vous avez peur qu'il n'y ait pas assez de monde ? On annonce 5 000 personnes.Non, pas du tout, exactement. Je pense que, très nombreux, je ne fais aucune inquiétude, mais c'est de nature à motiver. Et blague à part, c'est vrai que c'est très important, parce qu'en ce moment, dans ces fortes chaleurs, il faut qu'on trouve des sources de fraîcheur et donc savoir qu'il fera frais à cet endroit-là, ce n'est pas anodin.Une question aussi sur les débordements à craindre. Maintenant, quand on pense fête, quand on pense football, on pense immédiatement débordements. Il y a un dispositif policier qui est digne des Jeux Olympiques quasiment, avec 22 000 policiers et gendarmes déployés, 8 000 à Paris. C'est dommage, non, que foot rime avec sécurité ?Oui, c'est extrêmement triste. J'appelle l'ensemble de mes concitoyens à faire la fête. J'espère que le PSG va gagner ce match et qu'on aura une belle fête à faire tous ensemble. Mais faire la fête, ça ne veut pas dire bloquer les rues, ça ne veut pas dire brûler des voitures, ça ne veut pas dire commettre des actes délictueux. Donc oui, ça, c'est très triste. J'espère qu'on ne les verra pas. Moi, je suis un grand optimiste et le dispositif policier doit permettre d'empêcher cela. Faisons la fête tous ensemble. Faire la fête, ce n'est pas brûler les voitures. Si on pouvait faire différemment, ce serait une très bonne idée.De nombreuses critiques qui se sont élevées de la part des oppositions contre une sous-estimation, une sous-anticipation de ce dôme de chaleur, de cette vague de chaleur par le gouvernement. Vous y prenez votre part ?Non, je pense que c'est une mauvaise polémique. Le gouvernement a déclenché le plan canicule au moment et là où il devait l'être. D'ailleurs, les choses se sont passées relativement correctement, même si c'était pénible et difficile pour des millions et des millions de Français. Je pense que le sujet sur lequel cette canicule à nouveau doit nous alerter, c'est le changement climatique. Et il faut qu'on accélère la lutte contre le changement climatique. Beaucoup a été fait. On a multiplié par quatre la vitesse de réduction du carbone dans notre pays. Il faut qu'on aille encore beaucoup plus vite, qu'on y mette beaucoup plus de moyens et que tout le monde se mobilise. C'est ça que ça doit surtout nous rappeler. Moi, je porte ce projet d'écologie, d'arriver à faire le zéro carbone en 2050. Je pense que c'est possible. Je suis un éco-enthousiaste, je ne suis pas un éco-anxieux. Je pense qu'il faut qu'on embarque positivement tout le monde. C'est une très belle transformation de notre économie qui est en cours, avec beaucoup d'opportunités. C'est possible. C'est un projet optimiste comme celui que propose Gabriel Attal.Ça coûte beaucoup d'argent. L'école suffoque. Il faudrait 40 milliards pour rénover tout le bâti scolaire, et là, on ne parle que de l'école. Comment on trouve cet argent ? Comment on finance la transition écologique, sachant qu'on a déjà des finances plus que dans le rouge ?C'est un sujet de priorité. Il faut qu'on réduise les dépenses sur les sujets les moins prioritaires pour pouvoir investir sur les sujets prioritaires, les sujets d'avenir, comme la technologie, l'intelligence artificielle, ce qui va permettre de retrouver une trajectoire de prospérité, de croissance, d'amélioration des salaires. Et puis, il faut investir dans la transition écologique et y mettre les moyens progressivement en accélérant le plus possible. Moi, je pense que c'est possible. On l'a fait. Les moyens de la transition écologique ont été multipliés par trois ou quatre ces dernières années. Il faut encore faire plus. Dans la transition écologique, il y a des gains de productivité à trouver. Parce que quand vous transformez votre économie vers le zéro carbone, vers un peu plus de sobriété, c'est aussi de la réduction du coût, de la productivité pour nos entreprises. Donc, c'est économiquement important, au-delà même d'aller sauver la planète. C'est bon pour notre économie et donc il faut bien le faire. Mais là, on est vraiment sur le sujet et le sujet dont on va parler dans le meeting de Gabriel Attal, c'est le projet d'avenir qu'il propose. C'est-à-dire qu'il faut concentrer nos moyens, notre énergie pour l'avenir de ce pays et pas pour le passé, pas pour gérer le quotidien.On a vu que le gouvernement avait été condamné pour inaction climatique et quand on regarde, le Fonds vert est passé de 2,4 milliards d'euros en 2024 à près de 840 millions d'euros en 2026. Donc arbitrage défavorable finalement pour le climat ?La condamnation, elle est pour la France, pas pour le gouvernement, et elle date de 2018, et donc elle portait sur les années François Hollande. Le Fonds vert a été mis en place par notre famille politique, et donc il n'y avait pas de Fonds vert avant. Bien sûr, il a été réduit parce qu'il faut qu'on fasse des efforts et qu'on trouve une façon de bien faire rentrer les édredons dans la valise dans l'équation budgétaire, mais je rappelle qu'avant que notre famille politique le mette en place, il n'y avait pas de Fonds vert.Vous serez donc au meeting de Gabriel Attal cet après-midi. On annonce quatre ministres, des parlementaires, mais pas l'ensemble du groupe. Il ne fait pas l'unanimité, Gabriel Attal, dans son camp ?Il y aura une centaine de parlementaires et d'eurodéputés, ce qui n'est pas mal. Si vous connaissez les chiffres, ça fait plus que l'immense majorité de tous les groupes à l'Assemblée nationale. Il y aura un millier d'élus locaux et surtout des milliers de nos concitoyens. Donc ça va être une belle fête. Je pense que Gabriel Attal est en train de créer une dynamique qui est très importante. On voit sur le premier sondage depuis sa déclaration de campagne, il prend cinq à six points. C'est énorme. C'est évidemment de très loin le candidat qui progresse le plus. Je pense qu'il est en capacité de créer une dynamique parce qu'il porte un projet qui est positif, qui redonne un espoir, qui montre que c'est possible d'améliorer ce pays. Il n'y a pas de fatalité au déclin. Je vois beaucoup trop de candidats et de forces politiques, en particulier populistes, qui nous font choisir entre 50 nuances de déclin. Vous avez le droit de choisir la sauce à laquelle les Chinois et les Américains vont nous manger. Ce n'est vraiment pas comme ça qu'on conçoit les choses. Je pense que ce projet optimiste et positif qui veut radicalement changer les choses peut réunir une majorité de Français. Et c'est la dynamique que je vois se former depuis quelques jours.Un projet optimiste, il parle d'élévation, dit qu'il est pour le dépassement. C'est un mini-Macron ?Ce n'est ni Macron et encore moins mini, si je peux me permettre. Vous savez, on sort d'une période de dix ans, d'une étape de dix ans pour notre pays et on doit se projeter avec cette présidentielle dans une nouvelle étape de cinq à dix ans. C'est pour ça que c'est très important de faire une campagne présidentielle d'au moins un an, qu'on ait le temps de débattre pour faire le bon choix, pour que les Français fassent le bon choix dans les dix prochaines années. Mais c'est une nouvelle histoire qui doit s'écrire pour notre pays. En 2017, il n'y avait pas d'intelligence artificielle, la guerre n'était pas revenue aux portes de l'Europe, il n'y avait pas la guerre commerciale.On dit qu'il faut gagner sur la rupture. Il faut faire la rupture avec Emmanuel Macron ?Je pense que c'est une autre histoire. Il faut se projeter vers le futur. Moi, si je dois regarder vers le passé, je pense que les trente dernières années, les résultats qui ont été ceux de notre pays et donc de ceux qui les ont dirigés, de croissance économique, de chômage, ces résultats ne sont pas satisfaisants. Moi, je veux beaucoup plus. Et donc il faut se projeter vers le futur. Je pense que c'est ça qui est important, de se mettre d'accord sur une vision, sur des priorités pour faire le bon choix en 2027. Vous parliez des sondages à l'instant. Ils montrent surtout qu'il y a un duel possible entre le RN et la France Insoumise. Évidemment, on est à un an de la présidentielle. Rien n'est écrit, mais ces sondages-là montrent ça. Si le bloc central est divisé, est-ce qu'il y a nécessité d'avoir un seul candidat entre Gabriel Attal et Édouard Philippe ?S'il y a effectivement ce risque d'un duel de l'horreur entre le RN et la France Insoumise au second tour de la présidentielle, évidemment qu'il y a une nécessité de rassemblement.Mais seulement s'il y a un risque, sinon il pourrait y avoir jusqu'au bout Édouard Philippe et Gabriel Attal ?Je prends une hypothèse d'école, mais si tous les autres candidats du Rassemblement national, de la France Insoumise, voyaient la lumière, comprenaient que le projet dans lequel ils embarquent les Français est délétère et arrêtent leur campagne et qu'ils ne retrouvent plus que Édouard Philippe et Gabriel Attal comme candidats, il n'y a pas besoin de se rassembler, on ferait l'élection.Donc il n'y a pas vraiment de pacte finalement entre Édouard Philippe et Gabriel Attal ?Le risque, c'est ce duel de l'horreur entre le Rassemblement National et la France Insoumise. Ce risque-là, il est très fort, il est devant nous. C'est évidemment un risque très important. Et donc, dans ce scénario, évidemment qu'il faut se rassembler. Et c'est ce que se sont dit Édouard Philippe et Gabriel Attal.Il n'y a pas urgence à se rassembler maintenant ? Il faut attendre janvier ?Je pense qu'il y a besoin d'une campagne, d'un débat sur les idées et puis moi, je crois à la capacité de Gabriel Attal de créer une dynamique dans les prochains mois. Il a commencé à le faire, on le voit dans les sondages, et d'embarquer largement les Français sur un projet positif. Donc je pense qu'on a le meilleur scénario et moi, je crois qu'on peut y arriver.Il aura ses 500 signatures ?Il aura évidemment ses 500 signatures, ça, je pense qu'il n'y a pas de sujet.











