Publié le 30/05/2026 08:12
Mis à jour le 30/05/2026 08:13
Temps de lecture : 2min - vidéo : 2min
Alors que les espoirs d'arriver à un accord entre les États-Unis et l'Iran étaient élevés, vendredi 29 mai, rien n'a encore été annoncé au terme d'une réunion organisée à la Maison-Blanche. Certains points doivent encore être négociés.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Fin de réunion à la Maison-Blanche, mais toujours pas de décision concernant l'Iran. Deux heures plus tôt, l'échéance semblait pourtant n'avoir jamais été aussi proche. Donald Trump laissait même planer l'espoir d'un accord. "Je vais avoir une réunion, maintenant, dans la salle de crise pour prendre une décision finale", disait-il.Immédiatement, l'Iran tempère. Il dénonce toujours des positions contradictoires américaines et rappelle qu'aucun accord n'est conclu. Il les invite même à renoncer à des demandes qu'il juge excessives. "Parvenir à un accord final dépend de l'arrêt de l'attitude de la partie américaine", affirme Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères.Parmi les exigences, une extension de 60 jours du cessez-le-feu et l'ouverture totale, gratuite et sécurisée du détroit d'Ormuz. Mais surtout, au cœur des demandes américaines, la question du nucléaire. "L'Iran doit accepter qu'il n'aura jamais d'armes ou de bombes nucléaires (...). Le matériau enrichi, parfois appelé poussière nucléaire (...), sera exhumé par les États-Unis en coordination avec la République islamique d'Iran et l'Agence internationale de l'énergie atomique, puis détruit", a précisé le président des États-Unis.Côté iranien, des sources démentent immédiatement ces points. Sans nier la proximité d'un accord, elles dénoncent un mélange de vérité et de mensonge. "Trump a affirmé que l'Iran était tenu d'ouvrir le détroit d'Ormuz sans frais de péage alors qu'aucune clause de ce type ne figure dans le texte de l'accord (...). Et aucune disposition ne prévoit la destruction des matières nucléaires", indique une source iranienne à l'agence Fars.L'Iran rappelle également que les négociations n'avanceront pas sans le versement de 12 milliards de dollars de leurs avoirs gelés et, surtout, sans un cessez-le-feu complet au Liban. Un point plus qu'incertain, pendant que l'armée israélienne intensifie ses frappes. Benjamin Netanyahou se réjouit d'avancer toujours plus loin sur le sol libanais, à plus de 30 kilomètres de la frontière. "C'est d'ici que se dirige la bataille contre le Hezbollah, dans le Nord, et je dois vous dire que les résultats obtenus ici sont très impressionnants. Nos forces ont traversé le fleuve Litani. Elles progressent en terrain dominant", indique-t-il. Beaucoup d'incertitudes, donc, dans la conclusion d'un accord de paix. Mais les marchés financiers ont choisi l'optimisme. Les cours du pétrole sont au plus bas depuis plus d'un mois.














