Publié le 29/05/2026 21:03
Mis à jour le 29/05/2026 21:03
Temps de lecture : 2min - vidéo : 2min
La guerre au Moyen-Orient met une filière de plus sous tension. Les brasseurs de bière redoutent un choc industriel, qui aura des effets directs sur le consommateur, faisant monter les prix. Pourquoi la crise actuelle dans le détroit d'Ormuz a-t-elle un impact sur le demi au comptoir ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Se retrouver en terrasse et boire une bière, l'alcool désormais le plus consommé en France. Mais son prix risque d'augmenter à cause du conflit au Moyen-Orient. À Lacanau, en Gironde, Céline Anderson dirige une petite brasserie de quatre salariés : la Canaulaise. Déjà, les conséquences se font sentir pour sa production, car la chaudière fonctionne au gaz. "On fabrique de la vapeur et la salle de brassage fonctionne à la vapeur. Donc, forcément, une augmentation de gaz va augmenter notre coût de production", explique-t-elle.Une augmentation des prix de l'énergie depuis la guerre en Iran, mais aussi de l'orge et du houblon, du verre, et des étiquettes. Jusqu'à 15 % de hausse, soit environ 20 centimes de plus sur une bouteille à trois euros. Selon la filière, une brasserie indépendante sur cinq risque de fermer, les salariés sont inquiets. "Est-ce que vraiment on va pouvoir encore être là dans 2, 3, 4 ans ? Est-ce que l'entreprise va pas fermer ? Ce sont de vraies questions qui se posent", s'interroge par exemple Nathanaël Johan.L'avenir de cette brasserie se jouera en partie dans les rayons d'un supermarché. Ici, une augmentation du prix pourrait dissuader certains clients. "Si ça augmente trop, je consommerai moins de bière", assure l'un d'eux. "Je vais peut-être me porter sur une bière qui est un peu moins chère", estime une consommatrice. Pour l'heure, pas de hausse de prix en vue. Bonne nouvelle pour Jérôme Faillon, le directeur du Super U de Lacanau : "La bière est un réel produit plaisir. On arrive en plein dans la saison. Il fait très beau, très chaud. Ce n'est pas le moment d'augmenter les prix pour nos clients."Populaire, la bière est aussi plébiscitée par les étudiants des terrasses bordelaises. Une boisson adaptée aux petits budgets : "Si c'est trop cher, je ne vais pas mettre 15 balles dans une pinte", commente une jeune femme. "Honnêtement, je pense que si ça augmente, je continuerai quand même d'en boire parce que j'aime ça. Mais c'est sûr que peut-être que j'en boirai moins", prévoit un autre, attablé.À consommer avec modération dans tous les cas, même si selon le syndicat national des brasseries indépendantes, aucune hausse de prix n'interviendra avant début juillet.








