Publié le 29/05/2026 16:49
Mis à jour le 29/05/2026 21:05
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Le "13 Heures" revient ce vendredi de cet élan de solidarité pour sauver une entreprise héritière d'un savoir-faire unique : l'enseigne Declercq Passementiers, spécialisée dans l'ornement de coussins et de rideaux. Elle utilise du fil de soie, d'argent ou d'or ; un héritage du Moyen-Âge. L'entreprise, fondée en 1852, a lancé une cagnotte qui a déjà récolté 85 000 euros.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.C'est une entreprise artisanale au savoir-faire précieux et en grande difficulté aujourd'hui. Ce matin, Elisa Declercq et sa nièce n'en reviennent pas. La cagnotte qu'elles ont créée pour sauver leur société atteint plus de 85 000 euros. "On est vraiment hyper heureux, parce qu'on a des gens qui ont des attentions incroyables, des gentillesses, et franchement, on ne s'attendait vraiment pas à ça", confie Elisa Declercq, vice-Présidente de Declercq Passementiers. Et les commentaires de soutien affluent : "Nous sommes de tout cœur avec vous et espérons que ce petit soutien financier vous aidera. Plein de courage à l'équipe pour la suite. Au plaisir de vous revoir", écrit un donateur.Les ateliers Declercq, réputés dans le monde, risquent aujourd'hui la liquidation judiciaire. Née à Paris en 1852, cette société familiale, aujourd'hui basée à Montreuil-aux-Lions, dans l'Aisne, perpétue un artisanat méconnu : la passementerie. Rubans, franges, ornements, des décorations que l'on retrouve dans les musées ou dans les châteaux."Je suis en train d'égaliser une jupe de cravate de lustre", explique Ludivine Kaluzny, établisseuse. Cette salariée qui craignait de voir cet art disparaître retrouve de l'espoir : "Ça va nous aider à survivre et à continuer notre métier, qui est un métier fabuleux." Ismaël Mefftah travaille ici depuis qu'il a 16 ans. Aujourd'hui, il en a 52. Il a vu la société, qui réalise 60 % de son chiffre d'affaires à l'export, souffrir des crises successives : le Covid, puis la guerre en Ukraine. Alors, cet élan de générosité l'émeut : "C'est vraiment quelque chose de formidable, ça me touche au cœur, en fait", se réjouit-il.Pour les 1 300 habitants et le maire du village, l'entreprise a toujours fait partie du paysage et de l'activité économique. "Ça apporte aussi des emplois sur Montreuil, il y a beaucoup de Montreuillois qui y travaillent", pointe une riveraine. "C'est un métier exceptionnel et aujourd'hui, ce métier, il ne faut pas le perdre", ajoute Jean-Claude Lebègue, maire (Sans étiquette) de Montreuil-aux-Lions.Pour sauver l'entreprise, il faudrait 500 000 euros. Mais l'argent déjà récolté servira à rénover les ateliers et restaurer les machines d'époque.








