Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Économie française Économie française Économie française Le produit intérieur brut du premier trimestre 2026 a été révisé en baisse, à – 0,1 %. Le gouvernement y voit de l’« attentisme » mais plusieurs facteurs suggèrent une dégradation de la conjoncture. Article réservé aux abonnés Une douche froide. L’évolution de l’économie française au premier trimestre de l’année, déjà décevante dans les premières estimations publiées le 30 avril (0,0 %) est révisée à la baisse, à 0,1 %, a annoncé l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) vendredi 29 mai. Cela semble indiquer que la « résilience » de la croissance, saluée à moult reprises par les politiques et les économiques depuis la pandémie de Covid-19, commence à atteindre ses limites, tandis que l’inflation continue sur sa lancée. De 2,2 % en avril, la hausse des prix atteint désormais 2,4 %, indique également l’Insee. En février, avant le début de la guerre au Moyen-Orient, elle n’était que de 1 %. La révision du produit intérieur brut (PIB) à la baisse constitue « une mauvaise surprise », admet Dorian Roucher, chef du département de la conjoncture à l’Insee, mais ne préfigure pas pour autant une amorce de récession, explique-t-il. En effet, certains éléments qui ont tiré l’activité vers le bas, comme les mauvais indicateurs du secteur de la construction ou de la rénovation des logements, peuvent être ponctuels. « La croissance affiche un repli au premier trimestre, à – 0,1 %, sous l’effet de plusieurs vents contraires conjoncturels et de l’adoption tardive du budget, qui a pu entraîner une forme d’attentisme chez certains acteurs économiques », a pour sa part réagi le ministre de l’économie, Roland Lescure, dans un communiqué. « Le gouvernement reste vigilant, sans céder à l’alarmisme », conclut-il. Certains facteurs, cependant, ne plaident pas en faveur d’un accident ponctuel. C’est particulièrement le cas de la consommation des ménages, principale responsable de la révision à la baisse de la croissance. En repli de 0,2 % au premier trimestre, elle recule plus fortement qu’anticipé. Les achats de biens – ce qui inclut les carburants et l’énergie – reculent fortement (– 0,7 %) tandis que la consommation de services reste faiblement positive (+ 0,2 %) Mais l’hébergement-restauration, notamment, commence à souffrir de la prudence des Français, dont le taux d’épargne est reparti à la hausse. Il vous reste 45.3% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La « résilience » de la croissance française semble toucher ses limites
Le produit intérieur brut du premier trimestre 2026 a été révisé en baisse, à – 0,1 %. Le gouvernement y voit de l’« attentisme » mais plusieurs facteurs suggèrent une dégradation de la conjoncture.











