Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Économie française Économie française Économie française Plusieurs indices font état d’une dégradation de l’activité économique. La Commission européenne et le Fonds monétaire international tablent respectivement sur une croissance de 0,8 % et de 0,7 % pour la France en 2026, une prévision inférieure à celle du gouvernement (+ 0,9 %) Article réservé aux abonnés Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur l’économie française sont probablement plus importantes que prévu. Avec la prolongation du blocage du détroit d’Ormuz et la perspective d’une crise longue, la possibilité d’un scénario de récession revient sur le devant de la scène. Le premier coup de semonce est venu de la croissance du premier trimestre, qui s’est révélée nulle (0 %), contrairement aux prévisions qui situaient la progression du produit intérieur brut (PIB) entre 0,1 % et 0,3 %. Le 12 mai, compte tenu de l’incertitude qui pèse sur l’évolution du conflit en Iran, la Banque de France s’est bornée, lors de la publication de son enquête mensuelle de conjoncture, à parler de « ralentissement », mais sans s’aventurer à le chiffrer. « La résilience de l’économie française commence à être mise à l’épreuve », a sobrement observé Xavier Debrun, le chef économiste de la Banque de France. Mercredi 20 mai, la Commission européenne n’a pas eu de ces pudeurs. Elle a révisé à la baisse sa prévision de croissance dans la zone euro pour cette année, à 0,9 % contre 1,2 % initialement prévu en novembre 2025. La France est concernée, mais elle est moins affectée : la croissance du pays devrait être de 0,8 % selon les prévisions de Bruxelles, au lieu de 0,9 %. Le Fonds monétaire international (FMI), qui a présenté, jeudi 21 mai, son rapport sur les finances publiques françaises, table plutôt sur une croissance du pays de 0,7 %. Il vous reste 77.8% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.